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Agression sexuelle sur une cliente: un massothérapeute écope de 15 mois de détention

Photo Fotolia

Coupable d’avoir commis une agression sexuelle à l’égard d’une cliente, un jeune massothérapeute qui pratiquait sa profession dans une clinique de la Rive-Sud de Québec a écopé d’une peine de 15 mois de détention. 

Charles Tremblay, 28 ans, était visiblement très anxieux, mercredi, lorsqu’il s’est présenté devant le juge René de La Sablonnière pour y recevoir sa peine.  

Les faits qui lui sont reprochés se sont produits il y a près d’un an alors que la victime, une cliente d’âge adulte, se rendait à son cinquième rendez-vous pour obtenir un massage. 

Au départ, les choses se sont bien passées, mais, lorsque la dame s’est retournée sur le dos, l’accusé lui a massé les cuisses pour ensuite caresser son pubis avec ses mains.   

Une pénétration digitale s’en est suivi alors que la victime portait un tampon puis Tremblay a pratiqué sur sa victime un cunnilingus.  

«Les attentes de la dame étaient d’obtenir des soins de santé dans un climat de confiance. Elle était dénudée, vulnérable... alors pour nous, il est évident que ces gestes commandent la dénonciation et la dissuasion», a souligné à la Cour Me Geneviève Corriveau.  

Elle a également rappelé que, bien que «sans antécédent criminel», le parcours professionnel de Tremblay n’était pas «sans tache».   

Le rapport prédécisionnel a révélé qu’il avait déjà été congédié pour «manque d’assiduité», avait déjà fait l’objet d’une plainte auprès de son association et, de son propre aveu, il a admis s’être déjà dévêtu avec une autre cliente à qui il faisait un massage.  

«Dans le rapport, l’agente souligne également que monsieur a profité de son expertise et de sa position pour assouvir ses besoins à lui», a-t-elle mentionné en précisant qu’actuellement, «le risque de récidive était contrôlé puisqu’il ne se trouvait plus dans la même situation professionnelle».  

Si la peine de détention a été suggérée de façon commune par la poursuivante et l’avocat de la défense, Me Simon Roy, les parties ne semblaient pas s’entendre lorsque le magistrat a soulevé la question de l’interdit de pratiquer le métier de massothérapeute.  

«Ce métier-là lui tenait à cœur. Si un jour, mon client désire reprendre la pratique, ce sera aux associations d’évaluer son cas, mais, je ne voudrais pas que des portes se ferment définitivement pour lui», a plaidé Me Roy. 

Le président du Tribunal a donc choisi de lui interdire la pratique dans le cadre de sa période de probation de deux ans, mais lui a indiqué qu’il pourra revenir devant le tribunal pour modifier cette condition le cas échéant.  

Tremblay devra également être inscrit au registre des délinquants sexuels pour une période de vingt ans.  

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