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Brian Mulroney revient au devant de la scène pour appuyer O'Toole

L’ancien premier ministre progressiste-conservateur, Brian Mulroney, a présenté Erin O’Toole comme un digne successeur de son mouvement, dressant de nombreux parallèles entre les deux lors d’un discours mercredi soir à Orford, en Estrie.

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«Je suis né à Baie-Comeau; Erin O’Toole est né à Sanite-Thérèse. Je suis de souche irlandaise; Erin aussi. Je suis devenu avocat; Erin aussi. [...] Je suis devenu chef du parti; Erin aussi. Je suis devenu leader de l’opposition officielle; Erin aussi. Je suis devenu premier ministre du Canada, et la semaine prochaine, Erin aussi», a lancé M. Mulroney.

Âgé de 82 ans, l’ancien leader politique a fouetté les sympathisants conservateurs pendant une quinzaine de minutes avant l’entrée en scène d’Erin O’Toole.

Écoutez La Rencontre Lisée-Mulcair à l'émission de Richard Martineau sur QUB radio: 

Avec son humour bien à lui, M. Mulroney n’a pas manqué d’éloges pour M. O’Toole, qu’il a qualifié tour à tour de «dur», mais «juste», un homme doté d’un «bon jugement» et de «d’un bon sens de l’humour» et avec des «principes forts».

L’événement s’est tenu dans Brome-Missisquoi, où se présente le candidat conservateur Vincent Duhamel. L’ancienne cycliste olympique Lyne Bessette y était l’élue depuis 2019, mais elle a annoncé au mois de juin son intention de quitter la vie politique.

Devant public, M. O’Toole s’est engagé à offrir à M. Duhamel un poste de ministre, à condition que leur vœu soit exaucé.

Chrétien de la partie   

La veille, c’était aux libéraux de sortir un lapin de leur chapeau, en faisant monter sur scène Jean Chrétien, qui a pris la relève de M. Mulroney à la tête du pays en 1993 après le passage momentané de Kim Campbell, issue du camp progressiste-conservateur.

L’ancien premier ministre libéral avait rejoint l’actuel premier ministre sortant, Justin Trudeau, lors d’un rallye politique à Brampton, dans la couronne Nord de Toronto, territoire chaudement débattu par les deux partis.

M. Chrétien s’en était pris aux adversaires de M. Trudeau, Yves-François Blanchet et Erin O’Toole. «Il fait quelque chose que je ne peux pas faire : il parle des deux côtés de la bouche», avait-il lancé en référence au chef conservateur.

M. Mulroney a semblé faire allusion aux propos de M. Chrétien lorsqu’il a déclaré qu’il n’était pas «ici pour attaquer qui que ce soit». «Je suis ici pour une seule raison: aider à l’élection d’Erin O’Toole comme prochain premier ministre du Canada», a-t-il lancé au public.

Écoutez la chronique d’Adrien Pouliot, ancien chef au Parti Conservateur du Québec avec Richard Martineau sur QUB radio :

Aux élections générales de 2019, M. Mulroney ne s’était pas affiché de manière aussi claire en faveur d’Andrew Scheer, l’ancien chef conservateur. En effet, la plateforme conservatrice actuelle, avec une foule de promesses impliquant des milliards en dépenses, est celle d’un parti qui tente de se rencontrer sur l’échiquier politique, un peu comme avait tenté de le faire le Parti progressiste-conservateur dans les années 1980.

Conscient de l’appui famélique que recevait le parti de M. O’Toole auprès de la population dans les mois précédant le déclenchement de la campagne, celui-ci a donné un coup de fil à Brian Mulroney, qui lui a livré en retour un discours pour le motiver, mais aussi pour le rassurer.

«Que cherche Erin O’Toole d’abord et avant tout comme premier ministre du Canada? Deux choses fondamentales: l’unité nationale, et une prospérité soutenue et constante pour les Canadiens et Canadiennes», a lancé M. Mulroney.

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