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La suspension de certains services prolongés au centre mère-enfant à Sept-Îles

La pénurie d'infirmières continue d'avoir des répercussions sur la Côte-Nord.

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Après les fermetures sporadiques de l’urgence de Port-Cartier et les réductions de service dans des CLSC de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord prolonge la période de suspension de certains services du centre mère-enfant à Sept-Îles.

Ainsi, depuis mercredi midi, et ce, jusqu’au 20 septembre, il n’y aura plus d’admission en pédiatrie. Les enfants qui nécessitent des soins continueront à être accueillis à l’urgence, mais ceux dont l’état requiert une hospitalisation seront transférés à Baie-Comeau ou à Québec. En moyenne, trois enfants sont hospitalisés en pédiatrie chaque jour à Sept-Îles.

De plus, la période de réduction des services à la pouponnière, en vigueur depuis le 28 août, est prolongée. Jusqu’au 23 septembre, si un bébé nécessite une surveillance continue à la pouponnière, il sera transféré à l’extérieur de Sept-Îles.

«C’est un service qui n’est pas ouvert en permanence», a expliqué le chef de service du centre mère-enfant de Sept-Îles, Marc-André Cody.

«C’est un service qu’on ouvre à la demande quand on a des cas spécifiques qui le requièrent. Ce n’est pas un gros volume, c’est un nombre minimum de cas par année», a-t-il dit.

Les femmes avec une grossesse à risque pourraient aussi être transférées en vue de leur accouchement.

Les services du centre mère-enfant ont été réorganisés pour maintenir les accouchements sans risque à Sept-Îles. Environ 10 bébés naissent chaque semaine à l’Hôpital de Sept-Îles.

Le centre mère-enfant compte habituellement 25 infirmières permanentes. Seulement 12 d’entre elles sont en poste.

«C’est très temporaire», a expliqué Marc-André Cody. «C’est des infirmières qui sont en congé de maternité pour la grande majorité. On a peu d’absentéisme par rapport aux maladies ou autres raisons. Dans les prochains mois et prochaines années, ça pourrait s’améliorer avec les retours prévus.»

Entretemps, la souplesse et la polyvalence des infirmières ainsi qu’une entente avec le Centre hospitalier de l’Université Laval pour le prêt de personnel infirmier permettent de maintenir la qualité des services, selon Marc-André Cody.

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