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En cavale depuis le 20 août, Paul Mukendi s'exprimera sur sa décision de fuir

Le pasteur Paul Mukendi, condamné à huit ans de détention, mais qui s’est substitué à la justice depuis le 20 août dernier, a annoncé qu’il s’exprimera samedi à 13h pour expliquer son choix de fuir. 

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Dans ce qui a les allures d’une bravade, «l’Apôtre de la ville de Québec» Paul Mukendi, qui échappe aux autorités québécoises et canadiennes depuis près d’un mois maintenant a publié un message Facebook sur la page de son église où il annonce qu’il s’exprimera. 

«Je parlerai... Pourquoi je me suis soustrait à la justice québécoise et quelle sera la suite...», est-il écrit dans un message publié à 8h52 jeudi matin.  

Le message indique qu’il parlera samedi, le 18 septembre à 19h heure de Paris, laissant ici peut-être croire qu’il a quitté le territoire canadien. Au-dessus de l’image, il est également indiqué «Grande annonce du Révérand Paul Mukendi». 

Huit ans de prison  

Le leadeur de l’Église Parole de Vie à Vanier devait se livrer aux autorités le vendredi 20 août à 15h afin de purger sa peine de huit ans pour agression sexuelle, menaces de mort et voies de fait contre une adolescente de son église. Il était en liberté malgré sa sentence parce qu’il avait contesté le verdict devant la Cour d’appel, qui a finalement refusé de lui donner raison.  

Mukendi devait aussi subir un deuxième procès en décembre, pour agression sexuelle contre une autre victime. Dans une entrevue accordée au Journal, cette plaignante a indiqué qu’elle croyait que Mukendi avait quitté le Canada. 

De son côté, le Service de police de la ville de Québec (SPVQ) confirme que le révérend Mukendi est toujours visé par un mandat d’arrestation. 

«On a déployé plusieurs moyens d’enquête pour le retracer pour qu’il puisse faire face à la justice », soutient le porte-parole David Poitras, sans toutefois pouvoir donner plus de détails sur l’enquête en cours. 

Écoutez la chronique judiciaire de l’ex-juge Nicole Gibeault à QUB radio:

Arrestation à l’étranger   

M. Poitras soutient par ailleurs qu’advenant le cas où Mukendi aurait quitté le pays, les enquêteurs du SPVQ pourraient se rendre à l’étranger afin de l’arrêter. «On a la capacité de procéder à l’arrestation de cet individu, peu importe où il se trouve dans le monde», affirme-t-il. 

Le porte-parole rappelle d’ailleurs l’arrestation d’un homme de 43 ans à Bogota, en Colombie, par le SPVQ en octobre 2018. L’individu était recherché notamment pour inceste et voies de faits armés sur ses deux enfants. 

– Avec la collaboration de Élisa Cloutier

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