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Élections fédérales: un bilan positif pour les candidats de la Côte-Nord

Les candidats aux élections fédérales de la circonscription de Manicouagan sur la Côte-Nord ont tiré un bilan positif de leur campagne électorale menée jusqu'à présent, trois jours avant le scrutin.

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Le candidat conservateur Rodrigue Vigneault dit avoir parcouru plus de 14 000 kilomètres pour aller à la rencontre des citoyens de sa circonscription.

Il a également avoué que cette campagne avait été épuisante, mais qu’il est fier du travail accompli auprès des électeurs pour faire connaître son parti.

Rodrigue Vigneault croit à ses chances d’être élu dans une circonscription où les appuis au Bloc Québécois sont traditionnellement forts.

Lors des élections de 2019, près de 14 000 voix séparaient la députée bloquiste Marilène Gill des candidats libéral et conservateur.

«Je suis optimiste quand j’entends les commentaires sur le terrain. Mon but est de faire mentir les sondages. J’ai joué la carte du gars de la côte qui reste à Sept-Îles et travaille à Sept-Îles depuis les 45 dernières années. Je pense que ça a touché des cordes sensibles», a souligné M. Vigneault.

Ce dernier espère que les électeurs ne seront pas influencés par l’appui qu’a accordé cette semaine le syndicat des Métallos aux candidats bloquistes de l’est du Québec.

«L’appui était déplacé parce que l’appui n’était pas significatif alors qu’il n’était même pas appuyé par les grandes sections locales des grandes minières. J’ose espérer que les gens sont capables de faire la différence entre une campagne de terrain et une campagne d’influence», a-t-il indiqué.

Des solutions proposées par Marilène Gill 

La députée sortante du Bloc Québécois, Marilène Gill est quant à elle satisfaite d'avoir pu proposer ses solutions autant pour le désenclavement de la région que pour les pêches pendant la campagne électorale. Elle a déploré toutefois le manque de visibilité des autres candidats sur le terrain. Marilène Gill a ressenti une forme de lassitude de la population pour cette élection.

«Les gens se disaient: pourquoi une élection? La pandémie n’est pas terminée. Nous, on n’a pas les mêmes possibilités que d’habitude. Pour moi, c’était l’élection d’un seul homme. Monsieur Trudeau voulait une majorité» a indiqué la députée sortante.

Le candidat libéral Thomas Gagné croit pour sa part avoir mené une bonne campagne de terrain même s’il a dû multiplier ses implications au sein de son parti puisqu’il est aussi organisateur dans la région Saguenay-Lac Saint-Jean.

Il dit avoir parcouru le territoire pour saisir les préoccupations des électeurs et s’est montré sensible à la question autochtone.

«C’est sûr qu’on veut toujours en faire plus surtout quand on arrive dans la dernière étape. On aurait aimé aller dans toutes les municipalités, mais ce n’était pas possible. J’ai rencontré beaucoup de gens. J’en ai appris beaucoup sur la circonscription. Beaucoup de ces rencontres étaient virtuelles ou par téléphone, pandémie oblige», a-t-il dit.

Alors que le candidat du NPD, Nichola Saint-Jean n’a pas fait campagne sur la Côte-Nord

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