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«Il faut absolument trouver un moyen de garder nos infirmières dans les hôpitaux»

Plusieurs hôpitaux de la province font face à des bris de services à cause du manque de personnel alors que le ministre de la Santé Christian Dubé a promis de mettre en place des mesures pour éviter ces situations. 

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Pour le président de l’Association des spécialistes en médecine d’urgence du Québec, le Dr Gilbert Boucher, il faut que le gouvernement du Québec s’inspire des meilleures pratiques d’autres hôpitaux, notamment ceux de l’Ontario. 

«Il faut que les centres où ça fonctionne en ce moment, leurs pratiques soient instaurées dans les centres où c’est plus difficile», estime le spécialiste. 

«Malheureusement, sur le terrain, on manque énormément de personnel, continue-t-il. Vous savez, laisser des patients 15-16 heures dans des salles d’attente, il n’y a personne qui est bien servi par ça. Alors oui, on croit à la réorganisation des services.»

Toutefois, le Dr Boucher estime que la seule manière de régler la crise actuelle est l’arrivée de plus de personnel dans les centres hospitaliers. 

Il croit que la meilleure manière de régler la crise est d’écouter «les gens sur le terrain.»

Selon lui, le temps supplémentaire automatique pour remplacer les infirmières absentes est une méthode «archaïque.»

«Il faut absolument trouver un moyen de garder nos infirmières dans les hôpitaux», plaide le Dr Boucher. 

À court terme?  

Le spécialiste espère que dès la semaine prochaine des mesures seront mises sur pieds pour contrer la pénurie de personnel. 

«M. Dubé et M. Legault en parlent déjà depuis 10 jours. Déjà de quantifier le manque, c’est une très bonne première étape», croit le médecin. 

Il espère que le même élan de solidarité des Québécois pour la campagne de vaccination se reflètera aussi dans l’aide apportée au système de santé. 

«En ce moment, la question c’est vraiment à savoir si on garde les urgences ouvertes avec beaucoup trop de temps supplémentaire, ou si on déleste les salles d’urgence pour donner une pause à notre personnel», explique le Dr Boucher. 

«Il ne faut pas se leurrer, le mois de décembre arrive bientôt et cela pourrait être très difficile», lance le spécialiste en médecine d’urgence. 

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