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La FTQ demande au gouvernement le retrait du projet de loi 59

FTQ

Photo d'archives, Joël Lemay

Les représentants de tous les grands syndicats de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ont rejeté «à l'unanimité» le projet de loi 59, présentement à l'étude en commission parlementaire, lors d’une réunion spéciale jeudi soir.

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«Malgré tous les efforts déployés et après avoir participé de bonne foi aux travaux parlementaires afin de faire adopter les amendements nécessaires pour améliorer le projet de loi, nous sommes forcés de constater que ce qui est proposé est nettement insuffisant», peut-on lire dans un communiqué de la FTQ, publié vendredi.

Pour la FTQ, le projet de loi 59 «rate l'objectif ultime d'améliorer la protection» des travailleurs.La FTQ déplore que «ce qui est sur la table ce sont des demi-mesures» et estime notamment que le coût des programmes de prévention est trop élevé alors qu'«un seul dollar investi en prévention fait économiser 10 $ en réparation».

«Est-il besoin de rappeler que chaque année 200 hommes et femmes en moyenne meurent d'un accident de travail ou d'une maladie professionnelle, et 100 000 personnes sont victimes d'accidents de travail», a déclaré le président de la FTQ, Daniel Boyer.

«Ça fait 40 ans que nous attendons cette réforme [...] Ce projet de loi va passer à l'histoire pour les mauvaises raisons. En plus de mettre en place des mécanismes de prévention pour tous les milieux de travail, incluant l'éducation et la santé, il faut entre autres maintenir la prépondérance du médecin traitant; que les indemnisations soient équitables; et que soit retirée la notion de multiétablissements», a pour sa part indiqué Denis Bolduc, secrétaire général de la FTQ.Trop de pouvoir aux employeurs

La Centrale des syndicats démocratiques (CSD) a également appelé, vendredi, au rejet du projet de loi 59.

«Le projet de loi 59 attaque l'efficacité des mécanismes de prévention, ce qui nous fait douter quant à la capacité de réellement prévenir les accidents du travail», a dénoncé le président de la CSD, Luc Vachon, par voie de communiqué.

Pour la CSD, il accorde aussi «de très importants pouvoirs» aux employeurs et «marginalise» la participation des travailleurs aux efforts de prévention.

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