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Trudeau et Singh s’affrontent pour le titre de progressiste-en-chef

À l’approche de la date de scrutin, Justin Trudeau et Jagmeet Singh continuent de se disputer le vote progressiste, qui exercera une influence considérable sur la composition du prochain Parlement.

• À lire aussi: Hillary Clinton appuie Trudeau, Bernie Sanders se range derrière Singh

Soulignons que les deux chefs ont reçu des appuis de taille venant du sud de la frontière: Barack Obama puis Hillary Clinton ont «souhaité le meilleur à Justin Trudeau, alors que Jagmeet Singh a reçu l’appui de la vedette du progressisme américain, Bernie Sanders.

Le chef libéral a continué, vendredi, de concentrer l’essentiel de ses attaques à l’endroit d’Erin O’Toole et des conservateurs, contre qui les libéraux sont au coude-à-coude dans les sondages.

Or, dans de nombreuses circonscriptions, une victoire du Parti libéral pourrait passer par les électeurs qui pourraient être tentés par une l’option plus à gauche. Ainsi, M. Trudeau s’est présenté vendredi comme l’unique option viable pour ce segment de la population.

«En ce moment, le seul choix progressiste pour réaliser de grandes choses au gouvernement, c’est le Parti libéral du Canada», a-t-il lancé vendredi matin, lors de son point de presse à Windsor.

Pour appuyer ses dires, Justin Trudeau a vanté le plan libéral pour l’environnement, qui a été salué par nombre d’experts en enjeux climatiques.

Il a dit avoir été «embêté», à la dernière élection, lorsque ces experts avaient accordé les meilleures notes au plan du NPD et du Parti vert, dont plusieurs jugeaient qu’ils étaient plus ambitieux.

«Je l’ai pris personnel. Et j’ai décidé que ça n’arriverait plus», a-t-il lancé, en évitant toutefois se s’en prendre directement à Jagmeet Singh.

Ce dernier, qui terminait sa tournée québécoise à Sherbrooke vendredi, n’a pas hésité à vilipender le premier ministre libéral, comme il l’a fait depuis des mois. L’environnement a été au cœur de son discours.

«La crise climatique frappe fort et les jeunes ont peur pour l’avenir. Ils ont peur et ils demandent des actions. [...] Au lieu de ça, monsieur Trudeau a offert des belles paroles [...], mais il a le pire bilan du G7» sur le plan climatique.

S’adressant aux progressistes qui ne savent pas quel chemin emprunter à l’avenir, M. Singh leur a demandé «d’oser», mot-clé de la campagne du NPD.

La majorité étant loin de portée pour les néodémocrates, Jagmeet Singh s’est prononcé sur la validité d’un gouvernement minoritaire, une option qu’il avoue ne pas lui déplaire.

«Je pense que les Canadiens et les Québécois ont aimé avoir un gouvernement minoritaire, parce qu’ils ont vu qu’on pouvait faire ce qui devait être fait», a-t-il affirmé, en soulignant des éléments de son bilan à la Chambre des communes.

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