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Les commerçants doivent avoir une plateforme de vente en ligne, selon une experte

En 2020, plusieurs commerçants ont été pris de court avec la pandémie parce qu'ils n'avaient pas de site transactionnel efficace ou ont été victimes des délais de Postes Canada. 

«Certains commerçants réalisent que l’an passé, ils ont raté des occasions parce qu’ils n’étaient pas tout à fait prêts, il y a beaucoup de choses à mettre en place aussi», explique Maude Lavoie, experte Shopify et consultante numérique. 

Elle souligne que même si on est en septembre, certaines personnes commencent déjà à penser à leur magasinage des Fêtes. 

Selon Mme Lavoie, tout (ou presque) peut se vendre en ligne. Certains produits peuvent être plus difficiles à expédier parce qu'ils sont fragiles ou demandent des méthodes de conservation particulières, mais la consultante numérique explique que les commerçants doivent être prêts à ce type de défis. 

Pour avoir des recommandations, les gens vont poser des questions à Google, sur les réseaux sociaux, ou à leurs amis. 

«Si on n’est pas en ligne, on n’existe pas d’une certaine façon, donc c’est important d’être positionné, d’être là, d’avoir son catalogue, de permettre d’avoir le ramassage au magasin, la cueillette à l’auto, d’expédier en ligne si c’est possible», souligne Mme Lavoie.

Une préparation primordiable

Ce qui est le plus long pour la vente en ligne, c’est souvent la préparation; comme prendre les photos, préparer les fiches de produit et répondre aux questions des clients.  

«Monter son site web comme tel, ce n’est pas très long», note Mme Lavoie. «Par contre, si la fiche de produit n’est pas assez claire, pas assez parlante, les gens vont juste passer au compétiteur, ce qu’on ne veut pas.»

Selon Maude Lavoie, il est primordial d'avoir un plan B au niveau de la livraison. 

«On l’a vécu l’an dernier avec Postes Canada, donc cette année, avoir un plan B pour ne pas laisser nos clients en plan, qui nous ont choisis, advenant le cas que ça va moins bien, c’est le temps d’avoir deux ou trois transporteurs pour s’assurer que les colis arrivent à temps pour Noël», souligne-t-elle.

Un investissement payant

Maude Lavoie explique que pour un petit commerçant, il faut un budget d'environ 3000 $ à 5000 $ pour partir un site. 

En outre, il est important de mettre de l’argent dans la promotion comme des publicités Google ou Facebook Ads.

De plus, les infolettres sont importantes pour fidéliser les clients. 

«Il y a toute une logistique marketing, donc j’ai le goût de dire qu’il faudrait investir un 7000 $ à 10 000 $ pour bien se lancer et bien faire les choses.»

Selon l'experte Shopify, cet investissement en vaut la peine. Elle cite comme exemple la compagnie Citron Confit, à Rimouski, qui livre ses produits frais, comme des pains, partout à travers le Québec. 

«On s’ouvre à un marché qui est plus grand aussi, et peu importe le type de produit, ça se vend bien en ligne», souligne-t-elle. 

Si en 2020, on était dans la débrouillardise, en 2021, on est plutôt dans l'optimisation, selon Maude Lavoie. 

«Qu’est-ce qu’on peut améliorer sur notre site web qu’on n’a pas fait l’année passée?», demande-t-elle. «Est-ce que je m’ouvre plus loin, par exemple est-ce que je m’ouvre au Canada anglais en traduisant mon site web? Je pense c’est d’y aller étape par étape. Avant de courir, il faut bien marcher. Il faut y aller tranquillement pas vite.»

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