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Pénurie de personnel en santé: «le système de santé craque de partout»

La situation dans les hôpitaux est de plus en plus compliquée avec le nombre de patients touchés par la COVID-19 qui augmente et la crainte de perdre quelques employés dès la mi-octobre. Le docteur Abdo Shabah n’a pas passé par quatre chemins pour expliquer cette surchauffe à LCN samedi. 

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«Le système de santé craque de partout, l’ensemble des travailleurs du réseau est épuisé et à bout de souffle»

Des bris de services ont été remarqués à Gatineau, Senneterre et à l’hôpital du Suroit dans les dernières semaines.

«On traverse une épreuve jamais vécue auparavant, j’en ai discuté en fin de semaine avec des collègues et en 27 ans de carrière pour certains, ils n’ont jamais vu quelques choses de la sorte avec la pandémie et tous ses impacts collatéraux amènent une pression énorme sur le personnel médical», raconte le docteur Abdo Shabah, urgentologue et membre de l’Association médicale canadienne.

Le docteur est persuadé que les annonces des prochains jours du ministère de la Santé vont aider, mais reste réaliste. 

«Même si les solutions sont extrêmement efficaces, il y a un cout au changement et ce cout on va le vivre dans les prochaines semaines (...), mais il faut s’attendre que ces changements prennent un peu de temps et pendant ce temps le virus progresse»

Le Québec n’est pas la seule province prise avec une surchauffe dans leur réseau de la santé. 

«Ça se passe aussi ailleurs dans le pays, on est dans la même problématique à différent degré. L’Alberta a demandé de l’aide, la Colombie-Britannique a dit qu’elle ne pouvait pas aider et l’Ontario qui a offert son soutien et qui offre de l’aide à une province qui a tardé a amené une incitation à une vaccination et le passeport vaccinal, donc on risque de voir une augmentation chez eux dans les prochaines semaines et des répercussions sur leur système de santé également», explique l’urgentologue.

Le spécialiste rappelle que la meilleure manière d’aider est de se faire vacciner pour enlever une pression supplémentaire sur le réseau déjà épuisé des derniers mois.

Voyez l'entrevue intégrale avec le docteur Abdo Shabah dans la vidéo ci-dessus.