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Vivre son rêve grâce à la folie immobilière

Chanelle St-Laurent et Sébastien Bilodeau ont tout vendu pour faire le tour du monde. Il ne leur reste plus qu’un sac de 35 litres chacun. Ils partiront au début octobre.

Photo Martin Alarie

Chanelle St-Laurent et Sébastien Bilodeau ont tout vendu pour faire le tour du monde. Il ne leur reste plus qu’un sac de 35 litres chacun. Ils partiront au début octobre.

Qui n’a jamais rêvé, en cette époque où tout va vite, de tout plaquer pour faire le tour du monde ? Chanelle St-Laurent et Sébastien Bilodeau, eux, l’ont fait pour vrai. 

Le directeur des ventes, 36 ans, chez un concessionnaire automobile et l’éducatrice spécialisée de 29 ans vont financer leur voyage «de trois à cinq ans dans plus de 100 pays» grâce au profit tiré de la vente de leur maison de Mirabel. 

«Est-ce qu’on l’aurait fait sans la folie immobilière ? Probablement pas. Ça nous a donné le go», reconnaît Sébastien. 

Acheté pour 325 000 $ en 2017, leur bungalow vient de se vendre 460 000 $. Avec un budget de 30 000 $ par année de voyage, ils sont bons pour sillonner la planète pendant à peu près cinq ans. 

«Le projet est né dès notre première rencontre, le 30 décembre 2014, en République dominicaine», se souvient Chanelle avec précision.

De retour à Montréal, début 2015, ils forment rapidement un couple. Six ans plus tard, ils ont déjà 7-8 voyages à leur actif.

Début d’une aventure 

Mais là, la vraie aventure commence. Ils ont tout vendu, des meubles à la voiture en passant par les outils et le matériel de cuisine. En attendant le départ, début octobre, ils dorment par terre, sur un matelas, dans la maison vide.

«C’est fou le stock qu’on accumule. On avait un garage et un sous-sol pleins d’affaires dont on ne se servait jamais», rigole Sébastien, qui s’est fait un plaisir de se débarrasser de tout, sauf de ses skis «achetés trop cher l’an dernier». 

Tout ce qu’ils possèdent rentre maintenant dans deux sacs de 35 litres.

Chanelle et Sébastien souhaitent que les Québécois suivent leur aventure. C’est pourquoi ils ont lancé Daily living the dream, leurs pages Instagram et Facebook.

Si le nom est en anglais – ça signifie « Vivre le rêve au quotidien » –, le couple assure que tout le contenu sera en français. « Ça va de soi », lancent-ils. Ils se sont d’ailleurs acheté de l’équipement pour faire de la vidéo. Une chaîne YouTube devrait suivre. 

Mais attention ! Les deux complices ne veulent pas devenir des influenceurs. 

«On ne veut influencer personne. On veut montrer que c’est possible d’avoir un autre style de vie que le métro-boulot-dodo», dit Sébastien avec enthousiasme. 

Ils vont commencer par l’Amérique centrale. 

«On va la faire au complet», lance le nouveau bourlingueur. Ce sera d’abord le Nicaragua, puis le Honduras, dans l’île de Roatán, où ils se sont mariés en 2017. 

Réduire le stress 

Viendra ensuite l’Europe, «pour voir ce que la Grèce, le Portugal et l’Italie ont à offrir». Il faudra les suivre pour connaître les autres destinations, car ils n’en ont pas la moindre idée. 

«On est à la recherche de l’endroit qui va nous faire triper le plus. Si ça prend 100 pays pour le trouver, c’est ben correct», s’amusent-ils. Ils envisagent d’ouvrir une auberge, un gîte ou un free spirit hostel dans l’endroit de leur rêve. 

«On va réduire le stress dans nos vies. On ne tripait pas assez pour rester ici. Maintenant, on va vivre notre rêve et faire rêver le monde», répète-t-il, comme pour se convaincre lui-même.

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