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Aide climat: «dur» d'atteindre la promesse des pays riches, reconnaît Boris Johnson

Le premier ministre britannique Boris Johnson a reconnu dimanche qu'il serait «dur» d'atteindre cette semaine un engagement clé des pays développés pour le financement climat des pays pauvres, avec «six chances sur 10» d'y parvenir avant la COP 26 à Glasgow (Écosse) en novembre.

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Les pays développés se sont engagés en 2009 à Copenhague à porter à 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 l'assistance aux pays du Sud pour s'adapter aux impacts du changement climatique et réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Mais cet objectif est loin d'être atteint: selon l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), le montant de ce financement n'était que de 79,6 milliards de dollars en 2019.

 Boris Johnson doit convoquer, avec le Secrétaire général des Nations unies Antonio Gutteres, une réunion de dirigeants mondiaux lundi pour les appeler à tenir leur promesse.

«Je pense qu'y parvenir cette semaine va être difficile», a reconnu le premier ministre britannique devant des journalistes à bord de l'avion qui l'emmenait à New York où il doit assister à l'assemblée générale de l'ONU. Selon l'agence de presse britannique PA, il a estimé à «six chances sur dix» la possibilité d'y parvenir avant la COP26 en novembre.

Il a ajouté qu'il y a de la part de la Chine, plus gros émetteur de CO2 devant les États-Unis, «des signes réels de progrès», alors que le président de la COP26, le Britannique Alok Sharma, a déclaré dimanche que le président chinois Xi Jinping n'avait pas encore confirmé sa venue à la grande conférence sur le climat.

Lors de son séjour aux États-Unis, Boris Johnson doit également être reçu mardi à la Maison-Blanche par le président américain Joe Biden, quelques jours après l'annonce d'un accord de défense entre Washington, Londres et Canberra, qui suscité la fureur de Paris en raison de l'annulation d'un contrat d'achat de sous-marins français d'un montant de 56 milliards d'euros.

Le chef du gouvernement britannique doit également rencontrer le président brésilien Jair Bolsonaro, mis en cause dans l'accélération de la déforestation en Amazonie, et le fondateur d'Amazon Jeff Bezos, à qui il entend rappeler la nécessité de payer sa juste part d'impôts au Royaume-Uni, mais aussi le «féliciter» pour son initiative pour «planter des arbres à travers le monde».

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