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Le PLQ renonce aux énergies fossiles

TVA NOUVELLES/AGENCE QMI

Le parti libéral du Québec (PLQ) s'est engagé à renoncer à toutes formes d'exploration et d'exploitation du pétrole et du gaz naturel au Québec, dimanche, dans le but d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050.

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La cheffe du PLQ, Dominique Anglade, a aussi demandé à la Caisse de dépôt et de placements du Québec (CDPQ) de se retirer de l'industrie des énergies fossiles sur une période de 5 ans, pour se tourner vers des domaines d'avenir.

«L'argent des Québécois ne doit plus servir à financer la construction de pipelines et l'expansion des sables bitumineux», a indiqué le PLQ dans un communiqué.

«Nous voulons bâtir une économie plus verte qui représente les valeurs des Québécois en matière de changements climatiques. Nous mettrons de l'avant des propositions ambitieuses permettant au Québec d'atteindre la carboneutralité et cesser de financer l'industrie pétrolière. Alors, que François Legault s'accroche encore au potentiel d'une industrie appelée à disparaître, nous proposons une alternative plus verte et plus rentable», a commenté Dominique Anglade, cheffe de l'opposition officielle.

Mme Anglade a aussi proposé d’adopter une loi sur le climat pour atteindre la carboneutralité d'ici 2050, dans les 100 premiers de son mandat, si elle était élue à la tête de la province.

L’atteinte des cibles impliquerait de n'accorder aucun nouveau permis d'exploration et de mettre fin aux permis d'exploitation existants, ainsi que d'investir les sommes nécessaires pour repérer et sécuriser plusieurs douzaines de puits de forage abandonnés, qui sont à la source de fuites de méthane et de contamination des sols.

«Nous devons investir dans des projets qui viendront nous aider à lutter contre les changements climatiques, et non pas aggraver la situation», a exprimé Carlos J. Leitão, porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances publiques et de lutte contre les changements climatiques.

«Le temps n'est plus à la transition, c'est à l'action. Nous devons écouter les scientifiques. Nous devons en faire plus pour lutter contre les changements climatiques [...] Le gouvernement doit aussi montrer l'exemple et se retirer de toute exploration ou exploitation des énergies fossiles, comme nous l'avons déjà fait pour l'Île d'Anticosti», a souligné pour sa part Isabelle Melançon, porte-parole de l'opposition officielle en matière d'environnement et de condition féminine.

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