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Santé: un projet de loi mammouth cet automne

Le ministre de la Santé Christian Dubé et la députée caquiste Joëlle Boutin au congrès de la Commission de la relève de la CAQ, le samedi 18 septembre, 2021.

Photo Rémi Nadeau

Le ministre de la Santé Christian Dubé et la députée caquiste Joëlle Boutin au congrès de la Commission de la relève de la CAQ, le samedi 18 septembre, 2021.

Le gouvernement Legault veut modifier le système de santé en profondeur d’ici l’an prochain et déposera cet automne un projet de loi important pour y arriver. 

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C’est ce qu’a révélé le ministre de la Santé, Christian Dubé, devant les jeunes caquistes réunis en congrès samedi.  

«En santé, on va déposer un projet de loi, cet automne, qui va changer plusieurs lois. On appelle ça un [projet de loi] mammouth», a-t-il déclaré. Celui-ci devrait être déposé au début du mois de novembre.  

Photo Rémi Nadeau

Selon nos informations, l’importante pièce législative permettra à Québec, notamment, d’obtenir de meilleures données de la part du réseau de la santé, une lacune mise en lumière par la première vague de la pandémie.  

Devant les jeunes caquistes, le ministre Dubé a dit vouloir profiter des enseignements de la pandémie pour améliorer le système de santé, ce qu’il a comparé à «faire du judo» avec la crise. «Il nous reste un an pour faire ça», note M. Dubé.  

Le ministre donne l’exemple de la campagne de vaccination contre la COVID-19. «Les gens sont redevenus fiers de voir comment le réseau de la santé pouvait fonctionner, bien fonctionner. Des notions de service à la clientèle», a-t-il déclaré.  

Christian Dubé veut, notamment, s’attaquer à l’accès à un médecin de famille. «On a vu, avec la pandémie, qu’on pouvait travailler avec la télémédecine, qu’on pouvait travailler avec des choses qui, avant, étaient complètement farfelues, que les corporations médicales ou peu importe ne nous permettaient pas de faire», a-t-il illustré.  

Il a également souligné l’apport des pharmaciens à la vaccination comme un exemple de décloisonnement dans le milieu de la santé.  

Alors que le réseau de la santé connaît une importante pénurie d’infirmières, le ministre promet également de s’attaquer aux conditions de travail. «Vous allez voir des développements assez majeurs dans les prochaines semaines», a-t-il déclaré, en promettant de s’attaquer au temps supplémentaire obligatoire et de réduire le recours aux agences privées.  

En parallèle, Québec doit déposer sous peu un plan pour embaucher rapidement 4000 infirmières grâce, entre autres, à des incitatifs financiers.  

Bris de service

Le ministre Dubé a également profité de sa tribune pour corriger une déclaration précédente où il promettait d’éviter que le réseau ne connaisse de bris de service.  

«Je fais une grande différence entre un bris de service et une réorganisation des services», dit-il. Autrement dit, si une urgence doit fermer temporairement, comme dans le cas de Senneterre, en Abitibi, l’enjeu devient d’offrir un «service équivalent» en dirigeant les patients vers d’autres services.  

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