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Le suspens se prolonge à Trois-Rivières

Trois-Rivières devrait connaître l’identité de son nouveau député fédéral mercredi en fin d’après-midi.

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Après le dépouillement de deux des trois dernières urnes mardi, le bloquiste René Villemure a vu son avance passer de 48 à 33 voix sur le conservateur Yves Lévesque. L’écart s’amincit pour le libéral Martin Francoeur, qui accuse près de 700 voix de retard sur la première place.

Il ne reste que 3000 bulletins de votes dans la dernière urne. Pour le candidat libéral, tout est encore possible. «On a vécu un tsunami d’émotions depuis lundi. Et de devoir attendre encore c’est un peu comme un supplice. Mais tout peut arriver demain, je n’ai vraiment aucune idée de ce qui se passera mais je ne veux pas lancer la serviette», a-t-il mentionné. L’ex-éditorialiste convient que le défi de faire élire un premier député libéral depuis 1984 n’était pas gagné d’avance. «De voir que près de 16 000 ont voté pour moi jusqu’à maintenant, ça me fait chaud au cœur.»

La nuit a été courte pour le bloquiste René Villemure qui a échangé la première position avec son rival conservateur à maintes reprises durant la soirée. Il ne veut pas spéculer sur l’issue de la journée de demain mais soutient que la situation rappelle l’importance de voter. «Cette course est la définition même du mot « serré ». On a l’illustration très claire de l’utilité de voter. Et ça me déçoit un peu de voir qu’il y ait beaucoup de canadiens qui ne sont pas allés aux urnes.»

Le conservateur et ancien maire de Trois-Rivières Yves Lévesque se disait satisfait de sa campagne mardi. Serein, il dit avoir tout donné pour convaincre les trifluviens qu’il peut encore leur rendre de fiers services. Mais il ne cache pas que le parti de Maxime Bernier pourrait lui coûter l’élection. «Nous voulions aller chercher les votes manquants en 2019 et on l’a fait. Mais le parti de Bernier est allé chercher plus de 1000 votes, soit le double qu’en 2019. Sans ça une partie des électeurs seraient venus vers nous. Dans une course serrée comme ça, on le ressent.»

Celui qui a été maire de Trois-Rivières de 2001 à 2018 ne cache pas qu’on pourrait le revoir sur les rangs conservateurs advenant une défaite demain. « Je suis comme Dominique Michel. Je dis non et peut-être que je vais changer d’idée. J’ai encore la flamme c’est certain et j’ai eu du plaisir à revoir mes électeurs.»

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