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Les candidats au coude-à-coude dans Trois-Rivières

L’issue de la chaude lutte à trois dans la circonscription de Trois-Rivières, l’une des courses les plus serrées du Canada, était toujours inconnue en fin de soirée, hier.  

Tous les résultats des élections ici.

À minuit, avec 75,5 % des boites de scrutin dépouillées, le conservateur Yves Lévesque occupait le haut du classement par une très mince marge de 13 voix. Seulement vingt minutes plus tard, le candidat du Bloc québécois, l’éthicien René Villemure a pris les devants pendant quelques minutes avant de se faire devancer de nouveau par M. Lévesque, mais par une seule voix.

Le libéral, l’ex-éditorialiste du quotidien local Le Nouvelliste Martin Francoeur, leur soufflait toujours dans le cou et occupait le troisième rang avec quelque 334 voix de moins que le meneur.

Comme les écarts sont si minces et qu’il reste encore à compter les bulletins par la poste et ceux apportés au directeur au bureau du directeur de scrutin (entre 2000 et 3000 bulletins), tout peut encore changer et il faudra peut-être attendre jusqu’à mercredi pour officiellement déclarer un vainqueur.

«C’est très serré, alors si ça continue comme ça, il n’y aura pas de discours ce soir», a souligné Philippe L. Dépatie, attaché du bloquiste René Villemure. Ça risque de se terminer mercredi.»

Quant à M. Lévesque avec qui Le Journal s’est entretenu quelques minutes avant qu’il s’adresse à ses bénévoles peu après minuit, il se disait très «terre à terre». «Je suis rationnel et je ne suis pas émotionnel, pour le reste c’est entre les mains de la population.»

Jusqu’à 22h30, le libéral et le bloquiste ont joué à la chaise musicale avec la position de tête. Puis M. Lévesque s’est invité dans la partie. Celui qui a été maire de Trois-Rivières entre 2001 et 2018 s’est alors installé au premier rang et ne l’a plus quitté pendant 2 heures. 

C’est aussi à partir de 22h30 que libéral Martin Francoeur n’a plus quitté le troisième rang. «On est entre 300 et 350 voix en arrière, mais je ne pourrai pas concéder à qui que ce soit étant donné que tout peut encore se jouer et ça démontre à quel point la course est aussi serrée que ce qu’on laissait entendre», a-t-il déclaré au Journal vers 1 heure du matin.

Changement d’allégeance?  

Si Yves Lévesque devait être élu, ce serait la première fois depuis 1993 que les conservateurs représenteraient Trois-Rivières. Ce serait aussi la première fois en 30 ans que la circonscription qui ne seraient pas l’opposition.

M. Lévesque tente pour la deuxième fois de se faire élire lui qui avait terminé troisième en 2019. Il avait alors déclaré que sa carrière politique prenait fin. Cette fois, il se montre plus prudent. «Je suis comme Dominique Michel», dit-il avant de s’empresser de préciser qu’il n’est pas question d’évoquer une défaite pour l’instant.

De son côté, si Martin Francoeur obtenait la faveur des électeurs, cela marquerait le retour du parti libéral après presque 40 ans d’absence.

Quant au Bloc québécois, il domine les urnes de Trois-Rivières depuis 1993, à l’exception d’une parenthèse entre 2011 et 2019, le temps d’un flirt des électeurs avec le Nouveau parti démocratique. Si le parti remportait de nouveau la victoire, ce serait un tout premier mandat pour M. Villemure, la députée sortante, la bloquiste Louise Charbonneau, ne s’étant pas représentée.

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