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Militants antivaccins: Québec envisage une loi spéciale pour interdire les manifs près des écoles et des hôpitaux

Le gouvernement Legault envisage une loi spéciale pour interdire les manifestations de militants antivaccin aux abords des écoles et des hôpitaux, a appris Le Journal

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Les incidents impliquant des manifestants opposés aux mesures sanitaires dans les zones scolaires et près des établissements de santé se multiplient. Une situation qui force les autorités à bouger rapidement.  

Une loi spéciale est dans les cartons, et ça pourrait aller très vite si tous les partis s'entendent jeudi. Par contre, si les conservateurs refusent, ça pourrait être plus long. 

«Je demande la collaboration des trois partis d'opposition et des députés indépendants», demande le premier ministre François Legault. 

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, doit présenter son plan pour les fusillades à Montréal et à Laval jeudi, donc le projet de loi pourrait être reporté à vendredi ou à la semaine prochaine. 

Écoutez l'entrevue d'Hans Labrie au micro de Geneviève Pettersen sur QUB radio: 

Le premier ministre François Legault dit que patience a atteint des limites avec les manifestations anti-vaccins. «Ça n'a pas de bon sang actuellement qu'on essaie d'intimider nos enfants.»

L'intention, c'est que dès vendredi, les manifestations anti-vaccins ne seront plus tolérées. 

Québec pourrait ainsi délimiter un périmètre autour des écoles, des services de garde, des hôpitaux et des centres de vaccination où les manifestations seraient proscrites, sans toutefois entraver le droit de manifester ailleurs.

La semaine dernière, les ministres Geneviève Guilbault et Jean-François Roberge ont demandé aux forces de police d’exercer une vigilance accrue près des établissements scolaires.  

«C'est important que les gens puissent manifester et puissent exprimer leurs opinions dans notre société, mais en même temps on veut que cesse une certaine instrumentalisation des établissements de santé et de services sociaux, des écoles», martèle la ministre Guilbault. 

Plusieurs experts estiment que le gouvernement doit aller plus loin et adopter une loi semblable à celle qui protège les cliniques d’avortement contre les militants pro-vie depuis 2016. 

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