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O’Toole dit préparer une victoire «dans 18 mois»

Erin O’Toole n’a pas l’intention de lâcher le morceau. En point de presse mardi, le chef conservateur, «déçu des résultats», a annoncé avoir lancé un «examen» postélectoral afin de lui donner un bon portrait de la situation pour pouvoir «gagner dans dix-huit mois».

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En point de presse à Ottawa, M. O’Toole a dit que l’objectif de cet «examen» sera de comprendre ce qui est bien allé et ce qui est moins bien allé lors de la campagne. Il a rappelé que Justin Trudeau avait laissé échapper lors du Face-à-face de TVA qu’un gouvernement minoritaire ne pourrait durer que 18 mois.

«Même si nous n’avons pas eu les résultats que nous avons voulus, je suis fier de notre équipe pour avoir maintenu les libéraux dans une minorité durant cette élection en temps de pandémie», a-t-il lancé.

Parlant de son virage au centre au niveau des politiques sociales mises de l’avant par son parti, M. O’Toole a décrit son parti comme étant «moderne et ouvert».

À ce sujet, il a signalé son objectif de «grossir son mouvement, particulièrement dans les grandes villes et les banlieues».

Le leader conservateur s’est aussi attaqué à Justin Trudeau et, pour la première fois, mentionné son opposant Maxime Bernier du Parti populaire, qui a grugé une partie du vote qui aurait pu naturellement s’ajouter dans la colonne des conservateurs.

«Uniquement monsieur Trudeau et monsieur Bernier ont utilisé la pandémie pour faire des gains politiques», a déploré Erin O Toole.

Dans cette élection qui n’a fait que très peu d’heureux, les conservateurs ont faire élire 119 députés, soit deux de moins qu’avant la dissolution du Parlement (selon les projections de mardi après-midi).

Au lendemain de sa défaite, de nombreux analystes et commentateurs ont indiqué que le chef conservateur aurait de la difficulté à rester en place à la tête de son parti, celui-ci étant divisé entre une frange plus progressiste et une autre plus conservatrice.

Cependant, tout indique que M. O’Toole n’a aucunement l’intention de céder sa place, comme l’avait fait Andrew Scheer deux ans plus tôt après sa défaite.

«Au début de la campagne, les libéraux pensaient gagner une majorité. C’est pourquoi Justin Trudeau a lancé une élection à 600 millions de dollars: pour avoir une majorité. Mais les Canadiens ont dit non.»

Il a salué les nouveaux venus du Parti conservateur, de prochains députés qui se rendront pour la première fois à Ottawa, dont l’ancienne ministre du Parti libéral du Québec, Dominique Vien.

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