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Un nouveau défi TikTok qui fait sourciller les établissements d'éducation

Les autorités mettent en garde les parents au sujet d’une nouvelle mode sur TikTok qui incite les adolescents à se filmer en faisant du vandalisme dans leur école.

Le Centre de services scolaire des Mille-Îles (CSSMI) a récemment constaté l’apparition sur la populaire plate-forme internet du défi «Destroy my School», qui incite les élèves du secondaire à commettre des actes de vandalisme à l’école, peut-on lire dans un message envoyé aux parents vendredi dernier.

«Le CSSMI et tous les services policiers du comité Partenariat-CSSMI prennent la situation au sérieux», peut-on également y lire.

Le CSSMI ne compte pas tolérer le vandalisme et affirme qu’il y aura des sanctions et de possibles poursuites si de tels actes sont commis.

«Nous nous devons de sensibiliser notre communauté éducative, parents et élèves», nous a indiqué par courriel Julie D’Amours, conseillère en communication au CSSMI.

Sur TikTok, mais pas encore au Québec 

Selon les centres de services scolaires que nous avons contactés, le phénomène ne semble pas avoir encore atteint le Québec. «On ne nous a pas avisés qu’il y avait eu du vandalisme en lien avec ce challenge au Québec pour le moment. On demande aux parents de sensibiliser leurs enfants», a dit Caroline Lemieux, porte-parole de la Fédération des centres de services scolaires du Québec.

Le phénomène est beaucoup plus présent aux États-Unis, mais au moins un cas a été observé au Canada, soit à l’école Louis Riel, de Winnipeg, au Manitoba, la semaine dernière, dans le cadre de ce défi sur TikTok.

Besoin d’attention 

«Les jeunes ont besoin d’attention et les réseaux sociaux leur permettent de l’obtenir. Pensez-vous que cela deviendrait une mode si ce n’était publié que dans le journal local? Là, cela fait le tour du monde», explique Pierre Ouellet, travailleur social à la clinique L’intervenant, à Saint-Eustache.

Ce dernier mentionne que les jeunes vivent beaucoup de frustrations à cet âge et que c’est souvent lié aux parents et à l’école puisqu’ils passent la majorité de leur temps avec eux ou à l'école. «Leurs réseaux sociaux deviennent leur exutoire», dit-il.

Mise en garde des autorités 

Une porte-parole de la police de Blainville – qui fait partie du territoire du CISSMI –, la sergente Sarah Tousignant, met en garde les parents et les adolescents.

«C’est criminel. Et même si ce sont des mineurs, il y a de nombreuses conséquences à long terme pour ces jeunes», explique Mme Tousignant.

Elle explique qu’ils n’auront pas de casier judiciaire à 18 ans, mais que les informations resteront au dossier. «En plus, les vidéos vont rester sur les réseaux sociaux. Les futurs employeurs vont pouvoir les visionner en faisant des recherches. Si vous êtes un employeur, vous embauchez celui qui a fait ça ou celui qui n’a rien à son dossier?» questionne la sergente.

Elle demande aux parents de bien expliquer les conséquences possibles à long terme de tels actes simplement pour quelques «likes» éphémères.

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