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Valérie Plante veut préserver la vue du mont Royal

Joël Lemay / Agence QMI

La cheffe de Projet Montréal, Valérie Plante, s’est engagée à protéger les vues depuis le mont Royal, si elle est réélue. 

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«On est une île, il y a une montagne au milieu, et là, il y a une composition d’édifices qui sont harmonieux. Ça ne m’intéresse pas qu’on devienne une ville générique, il faut protéger ce qui nous distingue», estime Mme Plante.

Elle était au côté de l’architecte émérite Phyllis Lambert, qui lui a donné son appui pour la campagne électorale. Pour expliquer cet appui, Mme Lambert a notamment qualifié Denis Coderre «d’homme des années soixante».

Joël Lemay / Agence QMI

Les deux s’en sont pris à l’idée de bâtir des gratte-ciels plus haut que le mont Royal.

Dans son livre publié au printemps dernier, M. Coderre avait évoqué l’idée de permettre la construction d’immeubles qui dépasseraient la hauteur actuellement permise.

Depuis, il est toutefois revenu sur sa position au cours de l’été.

«Ce que je veux, c’est de la densité, mais il n’y aura pas de "buildings" plus haut que le mont Royal», a-t-il réitéré mardi matin, en marge d’un point de presse.

La hauteur maximale des immeubles a été établie en 1992 lors de l’adoption du Plan d’urbanisme de la Ville, qui se fait en respect des vues vers le mont Royal, qui ne peuvent être masquées par des constructions qui pointent à plus de 232 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Mme Lambert s’est également prononcée sur l’idée de construire un Réseau express métropolitain (REM) aérien au centre-ville, un projet qui revient à «dénigrer» Montréal, à ses yeux. Elle a recommandé à la mairesse d’être prudente dans ce dossier et de chercher des alternatives à une structure aérienne.

De son côté, Mme Plante a admis qu’il reste encore de «nombreuses questions» quant à l’intégration du REM dans le paysage urbain. Elle a cependant rappelé que le comité d’experts n’a pas encore fini de se pencher sur le projet, et qu’elle ne considère donc pas les discussions comme étant terminée.

Elle invite à faire confiance aux capacités d’ingénierie de la CDPQ pour trouver des solutions et faire un projet dont on pourra encore être fier dans 100 ans.

«On a fait des barrages électriques. Je ne peux pas croire qu’on n’est pas capable de continuer le REM souterrain», s’est-elle exclamée.

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