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DPJ : les listes d’attente s’allongent toujours en Estrie

Plus d'intervenants sociaux se sont joints à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de l'Estrie, mais 500 enfants attendent toujours d'être pris en charge. L'organisation fait son bilan annuel et le nombre d’enfants sur les listes d’attente ne cesse de grimper.

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Ce sont 486 enfants qui attendent d'être évalués et 44 autres n'ont toujours pas rencontré d'intervenant. Il y a plus d'enfants sur la liste d'attente, mais il y a aussi plus de signalements.

Il y a eu 7958 signalements cette année contre 7744 en 2019-2020. Cela signifie une augmentation de près de 3 %. En moyenne, 200 signalements sont faits par semaine en Estrie. «Avec l’arrivée de la zone rouge, en novembre dernier, on a vu une augmentation considérable dans le nombre de signalements. Ce n’est pas rien», a mentionné la directrice de la protection de la jeunesse de l’Estrie, Johanne Fleurant.

Augmenter les ressources humaines

Plus d'une centaine d'intervenants sociaux ont été embauchés depuis 2019, après le décès de la fillette martyre de Granby. Malgré le nombre d’intervenants qui a augmenté, les listes d’attente sont encore longues. Pour le syndicat, c'est insuffisant.

«Il y a eu une augmentation des heures supplémentaires à la DPJ, mais c’est quoi l’état? Il y a eu de l’aide supplémentaire extérieure aussi, entre autres d’autres régions ou d’autres services, qui est venue aider la DPJ, mais c’est quoi ce calcul-là? Tous les gens qui ont été délestés obligatoirement, c’est quoi le nombre d’heures?», a questionné le représentant régional de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) de l’Estrie, Danny Roulx.

Une prime discriminatoire

En plus de se demander si le nombre d’employés a réellement augmenté ou si l’augmentation se fait plutôt sentir dans le nombre d’heures travaillées par ceux-ci, M. Roulx déplore une situation inégale.

Un arrêté ministériel prévoit une prime de 1000 $ par mois aux employés du réseau depuis le mois d'août. Le syndicat déplore toutefois que ce ne soit pas tout le monde qui y a droit. Il semblerait que les intervenants faisant du télétravail n’ont pas droit à cette prime alors que «la DPJ a fortement encouragé le télétravail, entre autres parce qu’il n’y avait pas assez de bureaux». Danny Roulx mentionne aussi que les femmes enceintes qui assisteraient à un rendez-vous médical pendant des heures de travail perdent leur prime. Pour lui, ce n’est pas acceptable.

Le syndicat reconnaît quand même les efforts réalisés par la direction pour mieux protéger nos enfants. «Protéger les enfants, c’est notre priorité!» était d’ailleurs le slogan du bilan annuel des directions de la protection de la jeunesse dans la province.

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