/news/society

Grande région de Québec: un cri du cœur de la DPJ

Aux prises avec un sérieux manque de personnel, les directions de la protection de la jeunesse (DPJ) de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches ont sonné l’alarme à l’occasion de leur bilan annuel ce matin. 

• À lire aussi: DPJ: une bonne idée l'ouverture d'un foyer de groupe 0-3 ans?

• À lire aussi: La confiance en la DPJ doit être restaurée, selon un expert

La directrice de la DPJ Chaudière-Appalaches, Caroline Brown, estime avoir 30 postes à pourvoir, soit 35% de son personnel.

La situation est telle que, cet été, une trentaine de personnes du milieu de l’éducation – pourtant lui aussi sous pression au chapitre de la main-d’œuvre – ont été appelées en renfort.

Patrick Corriveau, directeur de la protection de la jeunesse du CIUSSS de la Capitale-Nationale, parle aussi de son côté d’une trentaine de postes à pourvoir. Des employés d’autres secteurs du CIUSSS ont été mis à contribution pour colmater les brèches.

«Concrètement, actuellement, nous faisons des choix au sein de notre organisation [...] ce n’est pas que les services ne se donnent plus, mais lorsque l’on établit des priorités, les délais peuvent être plus longs dans d’autres secteurs», a expliqué M. Corriveau.

Patrick Corriveau, directeur de la protection de la jeunesse du CIUSSS de la Capitale-Nationale.

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

Patrick Corriveau, directeur de la protection de la jeunesse du CIUSSS de la Capitale-Nationale.

«Je pense que nous n’avons pas le luxe au Québec de nous priver de cette prévention [la DPJ]. Il faut en faire le choix par contre. C’est un peu le cri du cœur qu’on lance aujourd’hui. Il faut en faire notre priorité, même si ça vient avec des choix déchirants», a pour sa part déclaré Mme Brown.

Le recrutement de familles d’accueil est aussi problématique a insisté M. Corriveau.

Bilan 

La DPJ de la Capitale-Nationale a traité 10 624 signalements au cours de la dernière année, une hausse de 1,6%.

Le nombre de signalements retenus est stable, 4183, soit deux de plus qu’en 2019-2020.

Du côté de Chaudière-Appalaches, les signalements traités, 6665, sont en hausse de 8,8%. Il y a eu 2521 cas retenus, une augmentation de 6,7%.

Pour l’ensemble du Québec il y a eu 117 904 signalements traités en 2020-2021, soit 400 de moins que lors de l’exercice précédent (-0,35%).

Le nombre de signalements retenus est cependant en hausse de 2,7%, soit 44 728.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.