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Une inflation encore plus forte en 2021

La Banque centrale américaine, qui a laissé mercredi ses taux d'intérêt inchangés, s'attend à une inflation encore plus forte que prévue cette année et, observant que le variant Delta ralentit la reprise, a abaissé sa prévision de croissance pour 2021.

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Le président de la Banque centrale américaine Jerome Powell a prévenu mercredi que l'inflation pourrait rester élevée plus longtemps que prévu, notant de nombreuses difficultés persistantes liées à la chaîne d'approvisionnement et au recrutement notamment.

«La réouverture continue de se heurter à des goulets d'étranglement, aux difficultés d'embauche et à d'autres contraintes, qui pourraient s'avérer plus importantes et plus durables que prévu, posant des risques à la hausse pour l'inflation», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

La puissante Réserve Fédérale (Fed) a toutefois indiqué qu'elle pourrait être «bientôt» prête à diminuer ses aides à l'économie, dans un communiqué publié à l'issue de la réunion de son Comité monétaire.

Une inflation qui ralentira en 2022

Pour l'heure, elle table sur une inflation accélérant à 4,2% cette année, contre 3,4% estimé en juin, avant de ralentir à 2,2% en 2022 (+0,1 point par rapport à son estimation précédente) et restant inchangée en 2023.

La Fed a parallèlement fortement abaissé son estimation de la croissance du Produit intérieur brut américain en 2021, à 5,9% contre 7% estimé en juin.

Concernant l'année prochaine, elle relève au contraire son estimation de la croissance américaine, pour la porter à 3,8% (+0,3 point).

Sur le front de l'emploi, la reprise est difficile. Le taux de chômage est désormais estimé à 4,8% (+0,3 point) pour 2021. Mais il devrait retomber à 3,8% l'année prochaine et retrouver son niveau d'avant la pandémie l'année suivante.

«Grâce aux progrès en matière de vaccination et à un solide soutien politique, les indicateurs de l'activité économique et de l'emploi ont continué de se renforcer», estime la Fed.

Des secteurs touchés par la pandémie 

Elle note cependant que les secteurs les plus touchés par la pandémie, en référence en particulier à celui de l'hôtellerie et la restauration, ont enregistré des améliorations ces derniers mois, «mais l'augmentation des cas de COVID-19 a ralenti leur reprise».

La Fed admet que l'inflation est «élevée» mais elle continue de souligner qu'elle «reflète en grande partie des facteurs transitoires».

L'institution répète depuis des mois que l'accélération de l'inflation ne devrait pas conduire à une surchauffe de l'économie. Elle souligne que la hausse des prix est à mettre en regard d'un plongeon des prix en 2020 quand la pandémie faisait rage.

Les prix dans certains secteurs ont d'ailleurs commencé à refluer comme dans ceux des ventes de voitures d'occasion.

Comme depuis des mois, la Fed souligne que le rythme de la reprise «dépend de l'évolution du virus».

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