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Deux anciens administrateurs de SNC-Lavalin arrêtés pour corruption

Photo d'archives, Agence QMI

Deux anciens administrateurs de SNC-Lavalin ont été arrêtés jeudi pour avoir présumément offert un pot-de-vin de 2,23 M$ pour la rénovation du pont Jacques-Cartier il y a près d’un quart de siècle.

Normand Morin, et Kamal Francis, qui étaient administrateurs de SNC-Lavalin Inc. et de SNC-Lavalin International, font face à des accusations de corruption d’un fonctionnaire fédéral, de fraude, de fabrication de faux contrats et de complot, notamment.

Les firmes SNC-Lavalin Inc. et SNC-Lavalin International sont accusées des mêmes infractions, car elles sont «tenues criminellement responsables des gestes de leurs anciens administrateurs», selon le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Toutefois, le DPCP souhaite éviter un procès aux firmes et a offert son invitation pour qu’un accord de réparation soit négocié avec elles.

Cela permettrait à SNC-Lavalin de continuer à obtenir des contrats publics.

Normand Morin, et Kamal Francis, eux, ne pourront éviter les accusations criminelles. Ils ont été remis en liberté et comparaitront le 27 septembre prochain au palais de justice de Montréal.

Les infractions seraient survenues entre septembre 1997 et mars 2004, dans le cadre de travaux majeurs au pont entre Longueuil et Montréal qui ont été effectués au début des années 2000. La valeur du contrat décroché était de 128 millions $.

Les deux arrestations ont été faites dans le cadre de l’enquête Agraphe 2, de la Gendarmerie royale du Canada.

L’ex-PDG de la société des ponts fédéraux, Michel Fournier, avait déjà été condamné à plus de cinq ans de détention en 2017, dans le cadre de cette affaire.

«Entière collaboration aux autorités»

En milieu d'après-midi, SNC-Lavalin a offert «son entière collaboration aux autorités» par communiqué.

«SNC-Lavalin considère bienvenue l'invitation du DPCP à négocier un accord de réparation. C’est la première fois qu’une entreprise canadienne est invitée à négocier un tel accord», a indiqué la société. 

«SNC-Lavalin a toujours été et demeure disposée à trouver une solution juste et équitable encourageant l’imputabilité, tout en lui permettant de poursuivre ses activités et de protéger les emplois de son personnel de plus de 30 000 employés, tout en préservant l’intérêt de ses clients, investisseurs et autres parties prenantes», a-t-elle ajouté.

Dans sa déclaration écrite, SNC-Lavalin a souligné «la rigueur de son programme et de sa culture d’intégrité».

« Je tiens à souligner que ces accusations découlent d’événements qui seraient survenus il y a près de 20 ans, mettant en cause d’anciens employés qui ont quitté l’entreprise il y a des années et qui n’ont plus aucun lien avec notre organisation », a déclaré Ian L. Edwards, président et chef de la direction, Groupe SNC-Lavalin Inc.

Sur les marchés, à 15h jeudi, l'action de SNC-Lavalin perdait 91 cents, soit 2,46%, et s'échangeait à 36,02$.

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