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Face aux passagers turbulents en avion, plus de sévérité ou moins d’alcool recommandés

Passengers seated inside of an airplane.

daniel - stock.adobe.com

Pour limiter les agressions contre les membres d’équipage dans les avions, souvent liées au port du masque, responsables politiques et du secteur aux États-Unis ont recommandé de poursuivre plus sévèrement les passagers perturbateurs, de limiter l’alcool ou d’établir une liste nationale des voyageurs interdits de vol. 

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«J’ai arrêté de compter le nombre de fois où j’ai été insulté ou menacé lors d’un vol simplement parce que je faisais mon travail», a témoigné Teddy Andrews, steward chez American Airlines, au début d’une audition jeudi au Congrès sur l’explosion du nombre d’incidents en cabine depuis le début de l’année.

Selon l’agence en charge de l’aviation aux États-Unis (FAA), les compagnies ont rapporté officiellement 4385 cas depuis janvier, 73% d’entre eux étant liés au port du masque, obligatoire sauf pour boire et manger. 

Des passagers ont crié, proféré des grossièretés, parfois frappé. Lors d’une altercation sur un vol de Southwest filmée et abondamment relayée, une passagère a cassé trois dents à une hôtesse.

La fréquence des incidents a diminué de moitié par rapport à janvier, mais reste deux fois plus importante que fin 2020, a souligné la FAA qui a durci les pénalités.

Pour Sara Nelson, présidente du syndicat des membres d’équipage AFA-CWA, il faut se montrer plus sévère et « poursuivre au pénal » les cas les plus graves.

L’alcool empirant parfois la situation, elle recommande aussi de nouvelles règles limitant la vente d’alcool dans les aéroports et en cabine, notamment les cocktails à emporter proposés par certains bars.

Alors que chaque compagnie établit sa propre liste de passagers interdits de vol, les noms des personnes concernées ne sont pas partagés. 

«Peut-être pourrait-on demander à la FAA de créer une liste commune», a suggéré le président de la commission en charge des transports de la Chambre des représentants, Peter DeFazio.

Christopher Bidwell, du Conseil international des aéroports, a pour sa part regretté que «dans certains cas, les membres d’équipage des compagnies aériennes hésitent à rester sur place pour porter plainte, même s’ils ont été agressés».

«C’est certainement un domaine où il y a une marge de progression», a reconnu Mme Nelson en mettant en avant la pression exercée sur les équipages pour ne pas mettre en retard les vols suivants.

La FAA a prévu plusieurs sessions de travail au cours des prochaines semaines avec les divers acteurs du secteur afin « d’identifier les mesures supplémentaires » pouvant être prises pour réduire encore le nombre d’incidents.

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