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Un premier face à face entre Plante et Coderre

Joël Lemay / Agence QMI

Une semaine après le déclenchement officiel de la campagne électorale, Valérie Plante et Denis Coderre se retrouvaient jeudi pour un premier face à face, à l’invitation de Tourisme Montréal.

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Au préalable, l’organisation avait présenté aux deux candidats à la mairie de Montréal ses «24 actions» pour relancer l’industrie touristique dans la métropole, les amenant à se prononcer sur ces enjeux, dans un débat animé par Paul Arseneault, professeur de marketing à l'École des sciences de la gestion de l'UQAM.

Bien que les deux aient des priorités semblables, les moyens pour les réaliser différaient toutefois.

À propos des Airbnb par exemple, M. Coderre estime qu’il faut trouver un équilibre. «On n’est pas contre. Il y a une réalité de taxes et de revenus, mais il ne faut pas non plus que ça devienne une "business" dans certains quartiers», a-t-il mentionné.

Pour Mme Plante, il y a un problème, mais la législation se retrouve du côté du gouvernement provincial. «Il faut continuer à talonner. Cette lutte est importante», a-t-elle souligné, en rappelant que leur trop grande présence diminue l’offre de logements locatifs.

Dans l’ensemble, les discussions ont été plutôt cordiales, le format de l’événement n’ayant pas réellement permis les échanges.

Joël Lemay / Agence QMI

Des attaques 

La période de questions des journalistes a néanmoins donné lieu à quelques attaques, notamment sur la question de la cote de crédit de Montréal.

«Que vous soyez fier de votre taux d’endettement, c’est correct. Vous avez été maire, vous aussi. Là où j’ai un problème, c’est quand vous mentez en disant qu’on va bientôt être décoté», a piqué Mme Plante, en invitant son adversaire à visionner les reportages ayant été faits à ce propos.

«Je vous demanderais de faire preuve de dignité, Mme la mairesse. De dire que quelqu’un ment, il faut commencer par comprendre ce que c’est la gestion des finances publiques», a bondi M. Coderre.

En anglais, les deux avaient également réagi sur la situation de la sécurité publique à Montréal.

«Il ne faut pas se mettre la tête dans le sable. Il y a une réalité qu’il faut pouvoir reconnaître avant de pouvoir s’en occuper», a souligné M. Coderre.

De son côté, Mme Plante a déploré le ton négatif de son adversaire. «Est-ce que c’est vraiment le message qu’on veut envoyer? Que Montréal n’est pas une ville sécuritaire, que ce n’est pas une bonne ville pour vivre ou investir? Aucun candidat à la mairie ne devrait tenir ce genre de propos», a-t-elle rétorqué.

Joël Lemay / Agence QMI

Campagne négative 

En point de presse après le débat, Mme Plante a accusé son adversaire de mener une campagne négative, qui, selon elle, nuit aux milieux économiques et culturels de la métropole.

«En voulant m’attaquer, il s’attaque à Montréal. Il dénigre la ville», a-t-elle affirmé, en se positionnant comme la candidate positive.

Néanmoins, tant lors d’un rassemblement de son parti mercredi soir, que lors du lancement de sa campagne électorale vendredi dernier, elle s’est servi de son adversaire comme d’un exutoire, faisant de lui l’épouvantail de tout ce qui pourrait arriver de mal à la ville.

Invité à réagir, M. Coderre a de son côté refusé de s’en prendre à son adversaire.

«Je n’embarquerai pas là-dedans. Ce n’est pas un référendum sur une personnalité. C’est un jugement des quatre dernières années. Et c’est une comparaison des bilans», a-t-il sereinement déclaré.

En août, les deux aspirants à la mairie avaient participé à un premier débat, organisé par l’Institut du Nouveau Monde et «Le Devoir», au cours duquel Balarama Holness et Marc-Antoine Desjardins étaient également conviés. Ceux-ci récoltent respectivement 8 % et 5 % des intentions de vote, selon un sondage publié mercredi par «Le Devoir».

Mercredi prochain, Valérie Plante et Denis Coderre croiseront à nouveau le fer dans un débat organisé par le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), et une autre fois le 18 octobre à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

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