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600 travailleuses de CPE dans les rues de Sherbrooke

Elles étaient plus de 600 travailleuses des Centres de la petite enfance (CPE) à fouler les rues de Sherbrooke, en Estrie, vendredi matin, lors d’une première journée de grève nationale qui s’échelonnera sur dix jours.

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Le syndicat des travailleurs affilié à la CSN réclame des meilleurs salaires pour toutes les catégories d’emploi, et de meilleures conditions de travail. «On a vraiment besoin de revaloriser la profession. C’est important d’investir l’argent pour soutenir les éducatrices qui ont des enfants avec des besoins particuliers et développer l’attrait vers la profession », a revendiqué la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des CPE de l’Estrie affiliés à la CSN (FTTCPEE-CSN), Lise Deschênes.

Les 600 travailleuses présentes étaient unanimes. Elles veulent plus de reconnaissance. Elles considèrent que leurs conditions de travail sont difficiles et n’encouragent pas la relève à rejoindre le réseau. De plus, certaines d’entre elles doivent se trouver un deuxième emploi pour arrondir leurs fins de mois. Un salaire plus intéressant reste donc leur demande principale.

Des iniquités frustrent à la grandeur du réseau

Plus tôt cet été, Québec a offert une augmentation de salaire aux éducatrices avec un diplôme collégial seulement, mais l'offre est insuffisante. Cette augmentation pourrait monter jusqu’à 12 % sur trois ans, ce qui équivaudrait à 1 $ de plus par année.

«Les responsables des services de garde dans le secteur public sont payées 30,15 $ de l’heure. Il y a donc un écart de presque 5 $ de l’heure et on se demande pourquoi on a de la misère à trouver du monde pour travailler dans les CPE», a lancé le président de la Fédération de la santé et des services sociaux, Jeff Begley.

Les autres travailleuses se sentent oubliées. «Il n’y a pas que des éducatrices dans les CPE», a souligné une manifestante qui rappelle l’importance des autres quarts de travail. Leurs salaires n’augmentent pas non plus, chose qu’elles déplorent.

Des négociations trop longues

Les travailleuses des CPE veulent se faire entendre dès maintenant. Elles se sont donc rendues au bureau de la députée de Saint-François, la caquiste Geneviève Hébert, vendredi midi. Elles l’ont interpellé afin que les négociations avec son gouvernement avancent plus rapidement.

La lenteur des négociations est dénoncée. Après plus de 18 mois sans convention collective, le syndicat en a assez et souhaite des propositions sérieuses du gouvernement Legault.

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