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Le prédateur sexuel québécois qui opérait jusqu’en Floride plaide coupable

Bloc justice

Photo d'archives, Fotolia

Un prédateur sexuel de 32 ans qui allait jusqu’en Floride pour agresser des mineures a reconnu sa culpabilité à 10 chefs d’accusation en matière de crimes sexuels perpétrés sur sept victimes en tout. 

Daniel Carter, qui est emprisonné au centre de détention de Sorel depuis le mois de décembre 2017, a plaidé coupable à plusieurs chefs de contacts sexuels, de leurre, de production et de possession de pornographie juvénile, jeudi, au palais de justice de Saint-Jean-sur-Richelieu. 

Les procureures de la Couronne et de la défense se sont entendues sur la durée de la peine à lui infliger, mais elle n’a pas été prononcée puisque la Couronne souhaite faire déclarer Carter délinquant dangereux. Des représentations à cet effet devaient avoir lieu vendredi, mais elles ont été reportées au mois de décembre. 

Les faits

Le pédophile avait été arrêté en février 2016 au poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle, car de la pornographie juvénile avait été découverte dans son cellulaire. L’accusé revenait de la Floride où se trouvait une de ses victimes, une adolescente de 14 ans avec qui il a eu des relations sexuelles complètes, en plus d’avoir filmé son délit. 

Ce crime lui a valu une condamnation pour importation et possession de pornographie juvénile qu’il a terminé de purger en août 2018. Depuis, le délinquant a passé 1254 jours en détention préventive, relativement aux méfaits pour lesquels il a plaidé coupable jeudi. 

À la suite de son arrestation à l’hiver 2016, une perquisition a eu lieu chez lui et une fouille approfondie de ses appareils électroniques ont révélé que sept victimes, toutes des adolescentes âgées entre 13 et 15 ans, sont tombées entre les griffes du prédateur. 

Modus operandi

Carter procédait pratiquement tout le temps de la même manière. Il rencontrait les adolescentes par l’entremise des réseaux sociaux et leur faisait accroire qu’il avait 17 ans. Ensuite, il se rendait chez ces jeunes filles et il obtenait des relations sexuelles avec elles. En plus de s’être déplacé en Floride pour une de ses victimes, il a aussi commis ses larcins à Montréal, à Longueuil et à Lanoraie. 

Daniel Carter ne considérait pas ses crimes comme des agressions sexuelles. Le juge Dominique Dudemaine l’a souligné, jeudi, en rapportant des propos de l’individu comme quoi les «les adolescentes étaient consentantes». Or, le pseudo-consentement est inadmissible, puisque l’âge de consentement fixé par la loi est de 16 ans. 

De plus, entre la période de sa première comparution devant le tribunal en février 2016 et son incarcération, Carter avait utilisé une application de messagerie 

5547 fois, lui valant trois bris de conditions, soit avoir utilisé internet, être entré en contact avec une personne de moins de 18 ans et avoir eu en sa possession un ordinateur, ce qui laisse croire qu’il envisageait récidiver. 

Daniel Carter s’expose à une peine maximale de 14 ans de détention. Un rapport présentenciel comportant un volet sexologique doit être préparé d’ici sa prochaine comparution en cour, au mois de décembre.

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