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Marche pour le climat: une foule au centre-ville de Rimouski

Près de 500 étudiants ont participé vendredi au rassemblement organisé à Rimouski, au Bas-Saint-Laurent, lors de la marche mondiale pour le climat, les cours de l’université et du Cégep ayant même été suspendus pour l’occasion.

Ils sont des centaines à avoir brandi en matinée leurs revendications dans les rues de Rimouski. Des Madelinots ont souligné l’impact des changements climatiques pour eux, comme il était possible de lire sur certaines pancartes «Protéger les îles, l’érosion ça nous touche» ou encore «Tu peux sortir le gars des îles, mais pas les îles du gars».

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Beaucoup d’étudiants ont également souligné l’importance de se rassembler. «C’est important de se lever ensemble», a précisé une jeune fille. «Les mouvements comme ça, ça en prend, et ça en prend plus», a ajouté un autre.

Et le verdict semblait unanime, les manifestants jugeant que l’environnement ne fait pas suffisamment partie des priorités en politique. «On veut que l’environnement soit l’enjeu numéro un dans le monde politique», a affirmé clairement un cégépien.

Des cégépiens et des universitaires étaient donc présents à ce rassemblement, mais également des citoyens et des politiciens. Un Rimouskois trouvait d’ailleurs important de soutenir les jeunes et de remettre la crise climatique dans l’actualité.

«On vient de sortir d’une campagne électorale ou l’environnement n’a pas été un enjeu du tout, ce serait bon de le rappeler à la population», a-t-il expliqué.

Deux ans presque jour pour jour après la marche mondiale du Climat de septembre 2019, les Rimouskois ont donc crié haut et fort le besoin de s’attaquer à la crise climatique.

«Il y a eu 500 000 personnes dans les rues de Montréal, c’était vraiment le sujet de l’heure. Dû à la pandémie, c’est normal que le sujet soit tombé sous la table. Le but, c’est de ramener le sujet en avant et de se dire: oui on apprend à vivre avec la pandémie, mais il y a une autre crise qui elle peut juste empirer», a précisé un des organisateurs, Xavier Gravel, de l’Association générale des étudiants du Cégep de Rimouski.

«On sait que l’environnement passe beaucoup par le municipal donc on aimerait que le message passe à Rimouski et aux alentours de Rimouski», a ajouté Frédérike Clermont de l’Association étudiante générale de l’Université de Rimouski.

Et deux ans plus tard, on ne veut plus seulement des paroles, les étudiants n’étant plus seulement stressés par les répercussions des changements climatiques, mais en colère contre l’inaction.

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