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Première journée de grève pour les CPE

La menace a finalement été mise à exécution et les 730 travailleuses et travailleurs en centres de la petite enfance (CPE) en Mauricie sont tombés en grève vendredi.

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Armées de pancartes, de parapluies et de ponchos, des centaines de personnes se sont mobilisées à Trois-Rivières.

Les employés sont sans convention collective depuis 18 mois et les négociations avec le gouvernement n’aboutissent pas.

«Ça n’avance pas, ça piétine», s’est exclamée la présidente du Syndicat régional des travailleuses et travailleurs en CPE Cœur-du-Québec-CSN, Suzy Gaillardetz.

Le rattrapage salarial est la principale des demandes, le syndicat se considérant nettement en retard en comparaison avec les autres milieux de travail qui demandent la même formation collégiale.

Une augmentation de 27 % sur cinq ans est donc revendiquée depuis février, une bonification qui pourrait aider à attirer de nouveaux travailleurs, qui sont grandement en demande dans le secteur en raison de la pénurie de main-d’œuvre.

«On a été là pendant toute la pandémie, on entendait que tout le monde appréciait, mais on n’a jamais de reconnaissance. On aimerait ça être reconnus pour ce qu’on fait, donc pas juste l’entendre, on veut l’avoir», a martelé l’une des éducatrices.

«Les CPE, c’est important. C’est une qualité de services incroyable et on mérite le salaire qui va avec», a ajouté une autre.

Jusqu’à présent, le syndicat a qualifié d’insuffisantes les offres du gouvernement Legault.

«S’il est capable de donner un milliard aux infirmières, à l’extérieur d’une période de [négociations], ils sont capables de vous donner un salaire équivalent aux techniciennes en niveau scolaire», a scandé le premier vice-président du comité exécutif de la CSN, François Enault.

Le convoi a aussi parcouru les rues pour d’autres raisons. Parmi celles-ci, les manifestants ont demandé plus de vacances, du temps pour dresser le dossier de l’enfant, le respect des ratios selon le nombre d’employés en fonction et plus de temps pour la gestion dans les cuisines.

Vendredi est la première journée d’un mandat de grève de dix jours, qui ne sera pas nécessairement exercé d’un seul coup.

Mme Gaillardetz a assuré que des négociations sont prévues les 27 et 28 septembre prochains.

«Le 27 et le 28, si ça ne bouge pas, ça va s’accentuer. Il nous en reste neuf (jours) et on va les appliquer», a-t-elle précisé.

La marée humaine s’est aussi plantée devant les bureaux du ministre du Travail, Jean Boulet, afin de faire pression sur le gouvernement jusqu’à ce que les négociations débloquent.

«On ne le lâchera pas le gouvernement jusqu’à ce qu’on l’aille», s’est écrié le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Pascal Bastarache.

Les employés attendent des solutions claires de la part du gouvernement Legault. Sans quoi, les quelques 11 000 travailleuses et travailleurs partout au Québec retourneront dans les rues pour scander haut et fort leurs revendications.

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