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Projet Montréal souhaite investir 110 millions $ en sécurité publique

Joël Lemay / Agence QMI

La cheffe de Projet Montréal, Valérie Plante, s’engage à investir 110 millions $ sur quatre ans pour «assurer la sécurité des Montréalaises et des Montréalais».

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L’objectif est de «continuer de lutter contre les violences armées, les groupes criminalisés et assurer la sécurité des quartiers montréalais», a soutenu Valérie Plante lors d’un point de presse samedi après-midi. Elle était accompagnée de la candidate à la mairie de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Caroline Bourgeois, et du candidat au poste de conseiller de Ville dans le district de Snowdon, Victor Armony.

Un nouveau projet

De plus, 15 millions $ supplémentaires seront investis afin de déployer dans tous les arrondissements de la Ville l’Équipe mobile de médiation et d’intervention sociale (ÉMMIS). Un projet pilote est déjà en cours dans l’arrondissement Ville Marie, où huit intervenants sont en poste.

«Ce sont des intervenants sociaux qui vont pouvoir aller sur le terrain pour certaines situations où avant on envoyait un policier, mais qui n’était peut-être pas la meilleure personne», a expliqué Valérie Plante.

Si une personne en état d’itinérance souffre d’un problème de santé mentale, ce sont des membres d’ÉMMIS qui seraient appelés sur les lieux plutôt que des patrouilleurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), a donné à titre d’exemple la cheffe de Projet Montréal. Si une telle situation survenait dans le métro, la Société des transports de Montréal (STM) pourrait directement contacter ÉMMIS plutôt que de faire intervenir le SPVM.

«Ce qu’on essaie de faire c’est d’envoyer les bonnes ressources, au bon moment, au bon endroit», a-t-elle renchérit.

Pas question de réduire

Dans le plan, un fonds d’urgence de 15 millions $ pour la durée du mandat est aussi prévu pour répondre rapidement à tout besoin urgent.

Projet Montréal souhaite aussi encourager les policiers à rester au moins trois ans dans leur Poste de quartier, lors du renouvellement de la convention collective. Le but est de favoriser la proximité avec les communautés du secteur, ainsi que la collaboration avec les organismes communautaires et institutionnels. «Les policiers doivent être des acteurs positifs» et bien connaître leur milieu, a lancé Victor Armony.

Le parti n’a donc pas du tout l’intention de réduire le financement du SPVM bien que plusieurs de ses partisans soit pour le définancement de la police.

«J’ai toujours été très clair sur cette question-là. J’ai toujours dit que c’était important de voir la sécurité publique de façon plus large. Oui, il y a le SPVM, les corps policiers, mais aussi tout le travail en amont, avec les organismes communautaires», a appuyé Valérie Plante.

«Au cours des quatre dernières années, Projet Montréal a bonifié le budget du SPVM, particulièrement en matière de lutte contre les armes à feu et de lutte contre le crime organisé, et ce financement additionnel sera maintenu au cours du dernier mandat», a rappelé Caroline Bourgeois.

Une ville sécuritaire?

«Dire que Montréal est dangereuse, c’est baisser les bras», a souligné Valérie Plante. Elle a maintenu que «Montréal est une ville sécuritaire et a toujours été reconnue comme tel», même si la métropole a connu trois évènements impliquant des armes à feu en l’espace de quelques minutes tôt samedi matin.

Celle qui tente d’obtenir un second mandat croit que c’est un «fléau» que l’on vit partout en Amérique du Nord qui semble avoir été causé par la pandémie.

Valérie Plante invite le gouvernement fédéral, alors que le premier ministre Justin Trudeau a remporté les élections lundi, à «renforcer les frontières» et à «bannir les armes de poing», comme il l’avait promis en campagne électorale.

La cheffe de Projet Montréal s’est d’ailleurs dit «très contente» de l’investissement de Québec de 90 millions $ pour contrer les violences liées aux armes à feu. C’est toutefois important d’agir rapidement sur l’Île: «Il n’y a aucune façon pour nous d’attendre après Québec. Il y a beaucoup de choses à faire».

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