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Primes aux infirmières: «Ce n’est pas une révolution, c’est un “plaster”»

Le gouvernement Legault a annoncé rien de moins qu’une « petite révolution » dans le milieu de la santé cette semaine avec l’investissement de plus d’un milliard de dollars pour tenter de contrer la pénurie de personnel dans le milieu. 

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« La révolution, on va l’attendre », affirme toutefois Éric Gingras, président de la Centrale des syndicats du Québec, qui représente bon nombre de travailleurs du milieu de la santé. 

« On dit qu’on va investir un milliard, et vraiment, on salue l’effort. On voit un aspect positif de dire “à brève échéance on veut garder notre monde, on veut en faire revenir, donc on va donner des chèques.” Ce bout-là, il est intéressant. Mais si c’est juste ça, ce n’est pas une révolution, c’est un plaster », croit Éric Gingras. 

Selon lui, la révolution est déjà entamée dans le réseau de la santé avec la création de comités qui se pencheront sur la réorganisation du travail. 

« Pas dans six mois, pas dans un an, mais dans les prochaines semaines », précise-t-il. 

« On nous a annoncé qu’on allait enlever les tâches administratives pour les infirmières, et elles trouvent ça bien. On trouve ça bien que le gouvernement se mette une certaine pression à un an des élections. Mais s’il veut faire la révolution, il va devoir la livrer », martèle Éric Gingras. 

Le président de la Centrale des syndicats du Québec ne cache pas qu’il y a un scepticisme sur le terrain face à ces mesures annoncées. 

Il croit que celles-ci pourraient convaincre certaines personnes de revenir au travail, ou de passer du temps partiel à du temps plein, mais croit qu’il faudra plus. 

« Dans des moments qui vont peut-être marquer l’histoire, on se dit qu’il faut parfois donner la chance au coureur », concède Éric Gingras.

« Les gens dans les milieux ils sont à bout de souffle, épuisés, et ils tiennent ça à bout de bras, donc on devra livrer la marchandise », estime-t-il. 

*Écoutez l’entrevue complète d’Éric Gingras dans la vidéo ci-dessus*

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