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Explosion à Beauceville: l'un des travailleurs blessés est loin d’être tiré d’affaire

Olivier Marchand est toujours à l’hôpital dans un état critique après avoir été soufflé par l’explosion de Beauceville lundi. Son père précise que son hospitalisation pourrait durer plusieurs mois.

Photo tirée de Facebook

Olivier Marchand est toujours à l’hôpital dans un état critique après avoir été soufflé par l’explosion de Beauceville lundi. Son père précise que son hospitalisation pourrait durer plusieurs mois.

Un des travailleurs blessés grièvement dans l’explosion survenue dans une usine de Beauceville lundi dernier a de nouveau été opéré vendredi et pourrait passer « entre trois et six mois » à l’hôpital, selon son père.

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Thierry Marchand est sous le choc depuis lundi. Son fils Olivier, 34 ans, fait partie des travailleurs qui ont été soufflés par l’explosion survenue à l’usine Bois Ouvré de Beauceville. 

Trois personnes ont perdu la vie dans l’accident et Olivier Marchand, lui, se bat toujours pour la sienne. Il a d’ailleurs encore été opéré vendredi après avoir été brûlé sur 70 % de son corps.

« Il est passé au bloc opératoire avant-hier [mercredi] où on lui a mis une espèce de peau artificielle. Ils ont fait la moitié de son corps et aujourd’hui [vendredi], ils vont faire l’autre côté », explique M. Marchand, qui s’est rendu au chevet de son fils.

Trois à six mois d’hospitalisation

Même si les médecins disent qu’Olivier Marchand « fait un sans-faute » depuis le début de son hospitalisation, selon son père, il n’est pas tiré d’affaire pour autant. La difficile route vers un rétablissement sera longue.

« Il risque de rester très longtemps à l’hôpital, peut-être entre trois et six mois. On n’est pas sorti du bois », image le père, qui précise que même si son fils prenait du mieux, il pourrait rester longtemps dans un état critique.

FD-AUTRES PHOTOS SÉCHOIRE BEAUCEVILLE

Photo Agence QMI, Marc Vallières

« Chaque jour est un nouveau défi. Le médecin me disait avoir vu des gens décéder après six mois. Je vis donc avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête et on va devoir s’habituer à vivre comme ça pour les prochains mois », confie M. Marchand.

Triste coup du sort

Quant aux circonstances du tragique accident, comme les autres proches ayant témoigné dans cette histoire, Thierry Marchand affirme que son fils a été victime d’un triste coup du sort.

« Les risques inhérents à son métier, ce sont habituellement les chutes. Là, de se retrouver sur le toit alors que l’usine explose, c’est d’être au mauvais endroit au mauvais moment », souligne M. Marchand.

La déflagration est survenue peu avant 7 h 30, lundi matin, alors qu’un début d’incendie s’est déclaré pendant des travaux sur le toit. Trois personnes ont perdu la vie des suites de leurs blessures et cinq autres, dont Olivier Marchand, ont été blessées.

Le jeune homme de 34 ans travaillait pour Sylvain Nadeau Toiture, un sous-traitant qui faisait des travaux sur le toit de l’usine Bois Ouvré.

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