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CH: dominé par les Maple Leafs

La bonne chose, c’est qu’il ne s’agissait que d’un match préparatoire. Le tout premier, en plus. La mauvaise nouvelle, c’est que certains joueurs qui se battent pour un poste ont été invisibles.

Dans un match pratiquement à sens unique, disputé samedi soir à l’Aréna Banque Scotia, le Canadien s’est incliné au compte de 4 à 1. La domination des locaux a été telle qu’au cours de la deuxième période, les hommes de Dominique Ducharme ont mis 18 min 38 s à décocher un premier tir sur Michael Hutchinson.

Dans la lutte pour le poste de quatrième joueur de centre, Cédric Paquette a eu le dessus sur Ryan Poehling. Le Québécois a déployé beaucoup d’agressivité dans la majorité de ses présences. Il a su appuyer ses défenseurs dans son territoire de façon régulière. Mathieu Perreault et Alex Belzile, ses compagnons de trios, ont également affiché beaucoup d’intensité.

Quant au choix de premier tour du Tricolore en 2017, il a tiré de la patte. On le sentait avoir le souffle court. Il s’est laissé glisser à plusieurs occasions, même en replis défensifs. Il a raté sa couverture près de son filet sur le but de Michael Bunting. Pas le genre de chose qui fait gagner des points.

Pourtant, il a assuré, plus tôt cette semaine, avoir eu suffisamment de temps pour se remettre en forme à la suite de l’opération au poignet gauche qu’il a subie au mois de mai. Il a même affirmé qu’il avait travaillé sur le bas de son corps pendant la saison morte.

Il a tout de même obtenu une occasion de marquer en se présentant seul devant Hutchinson grâce à un beau relais de Laurent Dauphin.

Des vétérans timides

Mis à part le trio de Paquette, les vétérans du Canadien n’ont pas connu une grande soirée. Jeff Petry semblait parfois avoir l’air de vouloir être ailleurs, Alexander Romanov n’avait pas tout à fait retrouvé ses repères.

«Il n’y avait rien de bon aujourd’hui. Ce n’était pas notre journée, a indiqué Romanov. Au moins, la communication avec Petry était bonne. Mais, on peut mieux jouer.»

Le trio composé de Tyler Toffoli, Nick Suzuki et Cole Caufield, qui constituera la première unité de l’équipe si Ducharme choisit de les garder ensemble, a probablement été le plus dangereux en attaque, mais il n’a été en mesure de capitaliser qu’à la toute fin de la rencontre.

Toffoli a touché la cible, avec moins de deux minutes à jouer, alors que le pointage était de 4 à 0.

Caufield a obtenu deux occasions de marquer dans les derniers instants de la deuxième période, mais, chaque fois, son tir a raté la cible.

«On a généré plusieurs occasions, on a eu deux échappées et même un 3 contre 0. En saison régulière, on va marquer sur ces jeux», a soutenu Suzuki.

Le retour de Tavares

Certains diront que les joueurs de finesse mettent parfois plus de temps à se mettre en marche et à retrouver leur touche. Une hypothèse valable.

Sauf que dans l’autre camp, William Nylander a démontré qu’il avait un coup de patin fluide et les mains agiles. Gianni Fairbrother l’a appris à ses dépens. Le Suédois s’est fait complice de deux buts. Tout comme T.J. Brodie.

Pour sa part, John Tavares a fait scintiller la lumière rouge. D’ailleurs, le capitaine des Leafs disputait un premier match depuis le 20 mai, soit depuis la commotion cérébrale et la blessure à un genou qui l’ont envoyé à l’hôpital dès la première rencontre des séries éliminatoires face au Canadien.

En revanche, la soirée difficile du Canadien a permis à Cayden Primeau et à Michael McNiven de se signaler à quelques occasions. Il s’est illustré devant Bunting, parvenu seul devant lui. Il a réservé le même sort à Ilya Mikheyev en fin de match. Il avait également eu le meilleur dans une excellente chance de marquer de Nylander.

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