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Pensionnats autochtones : des excuses qui sont arrivées tard selon Michèle Audette

Les excuses de la conférence des évêques catholiques du Canada vendredi pour les événements tragiques qui se sont passés dans les pensionnats autochtones sont arrivées tard selon la sénatrice Michèle Audette.

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Pour elle, chaque petit geste peut faire une énorme différence dans la vie des gens qui ont perdu un membre de la famille dans ces écoles.

«Quand une institution ou une personne qui a représenté une institution va donner de l’information de façon légale, vous devriez voir dans les yeux de la famille qui a été affectée par la perte d’un être cher comment le processus de guérison est frappant et que les yeux brillent», souligne Michèle Audette.

Monseigneur Raymond Poisson s’est défendu samedi après-midi en mentionnant que comme tous les Canadiens, il a été affecté par les nombreuses découvertes cet été dans les pensionnats autochtones.

«Les entités catholiques qui ont été directement impliquées dans les pensionnats depuis plus de 20 25 ans ont fait des excuses (...) la conférence des évêques catholiques du Canada dont je suis le président, cette conférence-là n’est pas directement impliquée dans les pensionnats et elle n’est pas un gouvernement», explique Mgr Raymond Poisson, vice-président de la Conférence des évêques catholiques du Canada.

Regardez l’entrevue intégrale de Mgr Raymond Poisson

La sénatrice Michèle Audette remet en doute la réponse de l’évêque parce que la religion était très impliquée jusqu'à la fin des 1950 dans l’éducation et le système de santé.

«Je continue à croire qu’il y a du bon monde, des gens qui veulent réparer les erreurs du passé et avoir de meilleures relations, mais l’institution aurait dû depuis le début reconnaitre et passer dans une action beaucoup plus proactive», mentionne Michèle Audette.

La commissaire dans l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées rappelle la force des communautés d’avoir passé au travers ces événements.

«La mère de mon conjoint est née dans le bois est allé dans une école résidentielle. Pour elle, le mot réconciliation ne résonne pas comme moi à 50 ans et elle ne pense pas qu’on est rendu là. Les cicatrices, à chaque fois qu’elle va raconter ça on la sent vibrer, on la sent revivre des émotions, mais en même temps elle nous donne de l’espoir», mentionne la sénatrice.

Voyez l’entrevue intégrale avec la sénatrice Michèle Audette

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