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«Révolution»: la 3e saison débute enfin!

Photo Courtoisie, Thierry du Bois/OSA

On s’est ennuyé de l’intensité des danseurs! Après un an de pause à cause de la pandémie, l’émission «Révolution» revient à l’antenne de TVA pour une troisième saison très attendue. Sarah-Jeanne Labrosse est toujours la confidente des danseurs, et les maîtres, plus en forme que jamais, sont prêts à se laisser émouvoir par les histoires et les chorégraphies des artistes.

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Sarah-Jeanne Labrosse

Les retrouvailles, tant avec les danseurs qu’avec les maîtres, ont été magiques pour Sarah-Jeanne Labrosse. «On était contents de se retrouver. Le temps a passé bizarrement durant la pandémie. Autant j’avais l’impression de les avoir vus la veille, autant j’avais l’impression que ça faisait cinq ans qu’on ne s’était pas vus. On a une chimie vraiment le fun qui est revenue immédiatement.»

L’égérie de l’émission s’attend encore à vivre son lot d’émotions. «Il faut arrêter de penser qu’il n’y aura rien sur la pandémie dans ce que les danseurs vont nous proposer, parce qu’on va en parler pendant 100 ans. Mais ce n’est pas de la COVID qu’ils vont nous parler, c’est d’eux, de leur façon de l’avoir vécue. Chaque saison, les danseurs parlent de la dernière année qu’ils ont vécue. La plupart vont aller dans quelque chose qu’ils connaissent et qu’ils veulent mettre en avant. Il y en a aussi qui sont capables de créer des choses hallucinantes sans pour autant puiser dans leur vécu.»

PHOTO COURTOISIE / Thierry du Bois / OSA

Sarah-Jeanne Labrosse s’estime assez épargnée par les conséquences de la pandémie. «J’ai quand même vécu une belle année; ça m’a amenée dans l’introspection. J’aime prendre le temps de regarder ce qui se passe en dedans. Je n’ai pas été déstabilisée d’être confrontée à moi-même et à mes choix de vie.»

Lydia Bouchard

L’annulation de la précédente saison de «Révolution» a beaucoup attristé Lydia Bouchard. «J’ai mis mon cœur sur pause en attendant, mais j’avais trois enfants à la maison. On est beaucoup allés jouer au parc, c’était le fun.»

La danseuse et chorégraphe a aussi fondé sa propre compagnie. «Avec ma complice de toujours, Merryn Kritzinger, on a démarré notre compagnie d’art intrépide qui s’appelle La résistance. On n’a pas voulu se donner de limites: on va pouvoir faire des spectacles, des stunts, un ballet, des apparitions. On a un contenant un peu punk dans lequel on va pouvoir mettre toutes nos idées.»

Lydia Bouchard était heureuse de retrouver Les Twins et Jean-Marc Genéreux ainsi que toute l’équipe de production de «Révolution». «J’ai l’impression qu’on va même plus loin. On est tous des passionnés de danse, on s’écoute, on s’observe, onse regarde. J’ai l’impression qu’on grandit ensemble dans ce projet commun. Je ne suis pas la même danseuse, la même chorégraphe et la même locutrice qu’il y a deux ans. On a une très belle camaraderie sur le plateau.»

Cette saison, davantage de danseurs professionnels ont souhaité tenter leur chance à «Révolution», mais Lydia sait faire la part des choses. «D’abord, je ne connais pas tout le monde; ça change très vite dans le milieu de la danse. Mais j’en connais beaucoup; certains sont des amis, et il y en a d’autres avec lesquels je travaille régulièrement. J’ose espérer que j’arrive à bien compartimenter et à être totalement honnête durant la minute et demie où ils dansent sur scène. Mes amis qui viennent à l’émission ne me le disent pas à l’avance: ils me protègent beaucoup.»

Quand on lui demande quel impact aura la dernière année et demie sur le milieu de la danse, elle reconnaît que c’est catastrophique pour l’entraînement. «Pour chaque arrêt de trois semaines, il faut des mois de travail pour retrouver le même niveau. Je pense surtout aux jeunes danseurs qui sortaient tout juste de la structure d’enseignement des écoles et des studios. Les premières années sont difficiles pour la discipline. Quand on fait le choix courageux d’être un artiste physique, c’est un acte de foi, mais j’ose croire que ça solidifiera les décisions de certains d’embrasser cette carrière. Je pense aussi que le public, comme les diffuseurs, s’est rendu compte de la valeur du spectacle vivant et qu’il aura envie d’en voir davantage.»

Les Twins

Plus en forme et allumés que jamais, Les Twins ont eu la chance de vivre la pandémie dans un cocon. «On s’est posés en famille, a expliqué Larry. Même notre petite maman nous a retrouvés à la maison, c’était bizarre. Elle reprend de vieilles habitudes. Dans chaque chose qu’elle nous disait ou qu’elle faisait, on voyait bien qu’on lui avait manqué. On a aussi beaucoup travaillé entre nous. Et j’ai enfin pu regarder un film sur Netflix à la maison. C’était merveilleux.»

Larry et Laurent ont une façon bien personnelle de rester en forme. «Le problème avec Les Twins, c’est qu’on ne danse pas juste pour danser, a raconté Laurent. Pour nous, danser est un moyen de partage, c’est une manière de dire quelque chose aux autres. On ne s’entraîne pas, on a besoin d’avoir des gens en face de nous pour transmettre quelque chose. On a fait pas mal de vidéos sur Internet parce qu’on savait qu’il y avait des gens qui nous regardaient.»

Les deux avouent toutefois sentir davantage leurs blessures d’avant. «On essaie de prendre un peu plus soin de nous, a confié Larry. Quand je travaille fort et que je suis fatigué, je ne sens rien; c’est quand je fais une pause que j’ai des douleurs.»

Les jumeaux ont aussi profité de cette pause pour revoir certaines prestations des précédentes saisons de «Révolution». «C’était parfois difficile d’en laisser partir; on les aime tous, a avancé Laurent. Il y a beaucoup d’amour dans le milieu de la danse.»

Par contre, ils seront intransigeants sur la qualité des prestations pour cette troisième saison; le confinement n’est pas une excuse pour eux. «Il y a des fois où on se donne les moyens, et d’autres pas, a détaillé Larry. Je comprends qu’il y a des groupes qui ne pouvaient pas se rencontrer pour répéter, c’est compréhensible, mais je ne veux rien entendre pour les duos, et les solos encore moins. Il faut que les danseurs arrêtent de se dire que les meilleurs entraînements sont dans un studio de danse. Chez soi, il n’y a pas mieux.»

Jean-Marc Généreux

Jean-Marc Généreux n’a jamais perdu le contact avec ses collègues de «Révolution» dans la dernière année. «Les Twins et moi, on s’est régulièrement fait des Facetime durant la pandémie, chacun au bout du monde. On a vraiment réussi à former une famille, et je pense que, même après l’émission, on ne se lâchera jamais. Depuis la première saison, je trouve que ça monte en complicité. Les retrouvailles humaines ont été fantastiques.»

Avant le début des enregistrements, il avait toutefois une petite crainte à propos du niveau des danseurs après des mois de confinement. «On s’interrogeait sur la qualité et sur le nombre de danseurs qui voudraient participer, mais près de 4500 personnes se sont présentées aux auditions. Je me demande comment ces êtres humains ont réussi à continuer à évoluer. La grande leçon de cette troisième saison, c’est d’être témoin d’une progression constante. On a d’ailleurs près de 60 % de danseurs professionnels qui participent à l’émission. La communauté professionnelle de danseurs nous fait confiance.»

Jean-Marc Généreux a lui-même dû s’adapter pour garder la forme. «J’ai été très chanceux, parce que la pandémie ne m’a pas ralenti. Je suis toujours animateur de l’émission “Spectaculaire” en France et je joue un nouveau personnage dans “Fort Boyard”. Je me suis aussi fait un petit programme d’exercices à la maison que je suivais religieusement quatre ou cinq fois par semaine.»

Le chorégraphe a surtout été heureux de redevenir un père de famille. «La pandémie m’a donné une vision de ce que pouvait être une préretraite. J’étais occupé, mais pas autant qu’avant. Je me suis mis à écrire, j’ai recommencé à peindre. Je pouvais aller me promener avec ma fille. Ça m’a fait apprécier le travail que j’aime et que j’aimerai toute ma vie, mais d’un autre côté, j’apprécie aussi la vie familiale.»

«Révolution» est de retour à TVA les dimanches, à 19 h 30.

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