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Erin O’Toole bientôt démis de ses fonctions?

Vivement critiqué par les membres de son parti, et alors qu’une pétition qui demande sa démission circule, l'avenir d’Erin O’Toole comme chef du Parti conservateur du Canada est plus qu’incertain.

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«Monsieur O’Toole, pour effectuer son recentrage du parti, est monté sur une passerelle, mais il est maintenant sur un fil d’équilibriste», a commenté André Lamoureux, chargé de cours en science politique à l’UQÀM, sur les ondes de LCN.

Reproche    

Vivement critiqué et remis en question en tant que chef de parti, Erin O’Toole ne fait pas l’unanimité chez les conservateurs, notamment en raison de ses prises de position jugées pas assez conservatrices.

«L’aile défavorable à monsieur O’Toole n’est pas l’aile axée sur le recentrage, c’est plutôt l’ancienne aile réformiste, les conservateurs durs, qui lui reprochent d’avoir accepté la question de la vaccination obligatoire, le passeport vaccinal, la taxe sur le carbone, d’abandonner la position historique des conservateurs sur les armes à feu», continue l'expert.

Siège éjectable    

Le poste de chef du Parti conservateur du Canada ressemble à un siège éjectable, et les têtes semblent changer régulièrement si les résultats des élections ne correspondent pas aux attentes. Andrew Scheer avait été démis de ses fonctions après avoir recueilli 121 circonscriptions, alors que monsieur O’Toole en a récupéré 119.

«C’est ce que le député Joel Godin a dit, il dit qu’il faut cesser de nommer des chefs jetables», a rapporté le politologue. «D’autant plus que monsieur O’Toole n’a été désigné chef qu’au mois d’août 2020, et a un eu un certain temps pour se faire connaitre, mais il a fait des erreurs», a-t-il poursuivi.

Incohérences    

Durant sa campagne, le chef conservateur a été pris à partie pour ses paroles durant le débat des chefs, notamment sur sa position sur les armes à feu, dont il promettait maintenir la prohibition, alors que son plan de campagne promettait l’inverse.

«Il y avait beaucoup d’incohérences dans ses prises de position, par exemple sur la notion des armes à feu. Il s’est dit d’accord avec la loi de monsieur Trudeau, mais on va revoir la définition de ce qu’est une arme d’assaut. Sur la question de l’avortement, il s’est dit pro-vie, mais qu’il laisserait à ses députés le droit de déposer des projets de loi privés pour restreindre le droit à l’avortement», a conclu M. Lamoureux.

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