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Il met ses études sur pause pour devenir champion de ping-pong

Félix Martin, au camp de tennis de table de Fréjus, en France, où il s’entraîne six heures par jour et perfectionne son jeu.

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Félix Martin, au camp de tennis de table de Fréjus, en France, où il s’entraîne six heures par jour et perfectionne son jeu.

Un Montréalais de 19 ans a mis en suspens ses études au cégep pour se rendre dans un prestigieux camp de tennis de table en France, convaincu qu’un jour il pourra gagner sa vie comme joueur de ping-pong professionnel. 

« Je me suis beaucoup amélioré durant la COVID. Je dois être parmi les 10 meilleurs au Québec, mais pour aller aux Olympiques, je dois être parmi les quatre meilleurs en Amérique du Nord », ambitionne Félix Martin, depuis Fréjus, dans le sud de la France. 

Arrivé à la mi-août, il participe jusqu’en décembre prochain, avec l’un de ses amis, à un camp semi-professionnel aux côtés d’athlètes européens de haut calibre.

Pour être à leur niveau, les deux espoirs québécois s’entraînent en salle six heures chaque jour, la preuve pour ceux qui en doutent encore que le tennis de table est un sport en bonne et due forme. 

« Pour être bon, il faut avoir une bonne musculature, surtout pour le dos, les abdos, mais aussi les mollets », insiste celui qui ne reprendra ses études en gestion de commerce qu’à l’hiver. 

Thierry Verviers.
Entraîneur de
tennis de table

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Thierry Verviers. Entraîneur de tennis de table

Parcours du combattant 

Félix Martin était à l’origine un joueur de tennis, mais il a commencé à s’en lasser au début de l’adolescence. À la même période, sa famille a emménagé dans une maison où les anciens propriétaires avaient laissé leur table de ping-pong. 

Commençant par jouer avec son père pour s’amuser, le jeune Félix y prendra rapidement goût, au point de poursuivre sa scolarité dans le programme sport-études en tennis de table. 

« Vers le secondaire 3, j’ai senti un peu de mépris, mais ça a arrêté quand j’ai commencé à être bon », se souvient-il, sans amertume, presque zen. 

Car il faut savoir garder son calme pour exceller en tennis de table, un sport qui exige concentration et précision. D’ailleurs, les joueurs de ping-pong font des séances de méditation pour développer ces aptitudes. 

« C’est aussi très demandant physiquement. J’ai souvent été blessé au poignet, aux chevilles... J’ai même déjà été opéré à l’épaule », énumère Félix Martin, loin de se laisser abattre par ces embûches. 

Sport dominé par les Chinois

Si son rêve se concrétise, Félix Martin ne serait pas le premier Québécois à se frayer un chemin jusqu’aux Jeux olympiques en tennis de table. 

Cette discipline reste cependant outrageusement dominée par les Chinois, ce qui peut expliquer le manque de couverture médiatique ici.

Discipline méconnue ici

« En Europe, c’est en progression aussi.
Le seul endroit où le sport est encore méconnu, c’est en Amérique du Nord. On pense encore que c’est juste un jeu de table auquel tout le monde peut jouer », se désole Thierry Verviers, entraîneur-chef du Club Prestige, à Montréal. 

Près de 300 jeunes joueurs s’y entraînaient avant la pandémie, dont Félix Martin.  

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