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Des légumes moches vendus pour une fraction du prix

Une épicerie montréalaise s’est donné le mandat de réduire le coût de la facture d’épicerie en proposant des produits rejetés par les commerces. 

Ainsi, le marché Second Life donne, comme son nom le dit, une seconde vie aux produits présentant des imperfections et qui ne se retrouveraient autrement pas dans le panier d’épicerie des consommateurs. 

Ces aliments sont proposés au rabais aux clients, qui en plus d’économiser, font un bon geste pour l’environnement. 

L’épicerie, qui opère entièrement en ligne, a comme objectif de réduire le gaspillage alimentaire.

Le fondateur de l’entreprise, Thibault Martelain, précise que son entreprise fait affaire directement avec les fermiers. Les rabais obtenus chez les agriculteurs sont redonnés directement aux clients. Des produits d’épicerie sont aussi offerts en ligne. 

Une fois la commande passée, il est possible d’aller récupérer sa commande dans un point de chute, ou de la recevoir à domicile. 

«Tous ces produits, en les mettant dans l’assiette de quelqu’un, ça évite qu’ils pourrissent dans un champ, ça évite qu’on les mette à la benne, et ça fait moins de gaz à effets de serre. On essaie d’avoir une équation gagnante pour tout le monde», explique M. Martelain. 

Il affirme d’ailleurs avoir de la difficulté à répondre à la demande, particulièrement celle des nombreux fermiers qui souhaitent que Second Life achète leurs produits. 

«Cet été, on a croulé sous les téléphones pour sauver les produits. Les fermiers ont trop de surplus, trop difformes», confirme le fondateur. 

Une gamme maison

Le marché Second Life a aussi récemment lancé une gamme de produits maison. 

Par exemple, le beurre d’amande est celui d’une autre compagnie qui a eu un problème d’étiquetage. Ainsi, Second Life a racheté les pots, y a apposé sa propre étiquette et le revend moins cher que le produit original. 

Thibault Martelain croit que sans l’intervention de son épicerie, tous ces produits seraient mis de côté.

«On s’est rendu compte avec les fermiers que c’est environ 20 % de ce qu’ils produisent qui est soit mis de côté ou qu’ils sont imparfaits», affirme M. Martelain

Se distinguer

Le fondateur croit d’ailleurs que son entreprise peut se démarquer, malgré qu’elle n’est pas la première ni la seule à offrir des produits imparfaits à coût réduit. 

«Notre force, elle est dans le fait qu’on a notre propre réseau de distribution. Ça nous permet de vendre des gros et des petits volumes», estime-t-il. 

Le marché Second Life compte plusieurs milliers de clients, surtout répartis dans la grande région de Montréal et la ville de Québec. 

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