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Des terres saccagées par des VTT

Un propriétaire de terres agricoles et forestières à Lac-Kénogami, à Saguenay, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, est exaspéré par ses terres ravagées, année après année, par des amateurs de véhicules tout-terrain.

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Cette fois, les dommages sont très importants.

«Je passe avec mon camion le matin avant d'aller travailler, le soir en revenant. Ça devient presque une obsession. Chaque fois que j'entends un bruit, je vais voir dans le champ. Je fais de la prévention. J'essaye d'y aller avec une certaine courtoisie pour que ça ne soit pas pire», a-t-il expliqué.

Alain Lapierre loue ses terres agricoles à la Ferme Tournevent qui est située à quelques kilomètres de chez lui.

Les conséquences financières sont importantes, autant pour le propriétaire que le locataire.

«C'est difficile à évaluer, mais vous marchez dans votre jardin dans le fond et le prix à l'épicerie ne fait qu'augmenter davantage quand vous faites des actions comme ça. Nous, on est obligé de monter nos prix, l'effet est automatique», a ajouté le copropriétaire de la Ferme Tournevent, Guillaume Dallaire.

Le propriétaire craint même que la ferme décide de rompre son contrat avec lui étant donné le nombre important d'actes de vandalisme.

Aux limitations du territoire, il y a un sentier de quad fédéré que les gens devraient normalement emprunter. Malheureusement, plusieurs font fi des affiches et décident quand même de s'aventurer sur les terres agricoles.

Une des solutions envisagées par le propriétaire est de clôturer son terrain. Mais, il faudrait beaucoup d'argent d’autant plus qu’il s’agit de son territoire de chasse. La clôture viendrait mettre un frein aux bêtes.

Comme le sentier se trouve sur le territoire de la Ville de Saguenay, c'est aussi à elle de parcourir les solutions possibles pour régler le problème une fois pour toutes.

«Possiblement des barrières ou des tranchées, je ne sais pas parce qu'aussi, il y a les lignes d'Hydro-Québec dans le secteur, ce qui risque d'être un peu plus complexe, mais on va trouver des solutions pour ne plus que ça arrive oui sur les terres de M. Lapierre et en même temps on est là pour en parler. Il faut que les gens soient sensibilisés à ça. C'est des droits de passage qui sont mis en péril», a raconté le conseiller municipal du secteur, Jimmy Bouchard.

En attendant, le propriétaire des lieux implore les récalcitrants de respecter son territoire.

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