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Harcèlement à l'endroit de son ex-conjointe: un policier de Lévis plaide coupable

Photo d'archives

Un policier de Lévis, actuellement en «arrêt maladie», a plaidé coupable à une accusation de harcèlement, de tentative d’entrave à la justice et de bris de promesse.  

C’est dans un contexte conjugal que Hugues Gagnon a posé ses gestes à l’égard de son ancienne conjointe, et ce, sur une période de plusieurs mois.   

L’homme de 43 ans, un patrouilleur d’expérience, a visiblement eu du mal à gérer la séparation survenue à la suite d’une relation «tumultueuse» où les «soucis financiers» étaient souvent au cœur des discussions.  

Si la relation s’est terminée en avril 2017, le harcèlement, lui, a débuté le jour où la dame a fait savoir à Gagnon qu’elle avait un nouveau conjoint dans sa vie.  

«À la fin du mois de novembre 2018, l’accusé a écrit à la victime: je vais rester misérable jusqu’à la fin de mes jours. Occupe-toi bien de mes amours», a relaté au juge Pierre Rousseau, la poursuivante, Me Franceline Lamoureux Auclair.  

À une amie commune, Gagnon a mentionné qu’il « s’engageait» à faire de la vie de son ex «un enfer» et que, sa motivation dans la vie, était d’être avec elle «dans le bonheur ou dans la guerre».  

Gagnon a également écrit au nouveau conjoint de la victime, l’invitant à «respecter sa famille» et le sommant de «reprendre sa vie» et de cesser de fréquenter «sa» femme.  

Plainte

Le 3 avril 2019, l’accusé s’est rendu chez son ancienne conjointe et il a déposé sa bague de mariage sur le capot de la voiture du nouvel amoureux de cette dernière. C’est ce jour-là que la dame a choisi de porter plainte officiellement.  

Arrêté puis libéré sous promesse, Gagnon a appelé la victime pour lui demander de retirer sa plainte, ce qui lui a valu l’accusation de tentative d’entrave à la justice.  

Au surplus, entre octobre et décembre 2019, alors qu’il s’était engagé à ne pas communiquer avec sa victime, sauf pour parler des enfants, Gagnon a continué de discourir sur la relation tout en mentionnant des paroles désobligeantes.  

«Monsieur a également fait parvenir un message mentionnant que s’il n’avait plus rien, que les enfants n’avaient plus rien, qu’il allait les sauver et que ça allait se terminer en même temps», a ajouté la poursuivante.  

Comme un rapport présentenciel a été demandé, les parties ont convenu de se revoir le 14 janvier prochain pour les observations sur la peine.