/news/society

Qualité de l’air: des lecteurs de CO2 dans au moins 239 écoles en octobre

Photo d'archives

À partir du début octobre, des lecteurs de CO2 seront installés dans au moins 239 écoles québécoises afin d’y mesurer la qualité de l’air, qui peut contribuer à réduire les risques de transmission de la COVID-19. 

C’est ce qu’a affirmé au Journal Marc Sirois, sous-ministre associé au ministère de l’Éducation et responsable du dossier. 

Voyez les 239 écoles au Québec où seront installés des lecteurs de CO2

D’ici la fin de l’année, Québec s’est engagé à installer des lecteurs de C02 dans les 90 000 classes de la province. L’opération débutera avec un léger retard sur l’échéancier prévu, puisque Québec estimait «être en mesure de recevoir les premières unités en septembre», peut-on lire dans une communication envoyée au réseau scolaire à la mi-août. 

Or «début octobre, les premiers lecteurs devraient rentrer dans les centres de services scolaires», qui auront par la suite la responsabilité de procéder à leur installation, a indiqué M. Sirois. 

De nombreux échanges avec les fournisseurs, qui ont posé plusieurs questions lors du processus d’appel d’offres, ont ralenti le processus menant à la signature des contrats, qui ont été conclus le 10 septembre, a-t-il ajouté. 

Les centres de services scolaires doivent maintenant faire parvenir de l’information détaillée aux fournisseurs, qui procéderont par la suite aux livraisons.  

Cette étape est déjà complétée dans certains centres de services, alors que d’autres sont moins avancés dans le processus, selon les réponses recueillies par Le Journal à ce sujet dans le réseau scolaire. 

239 écoles prioritaires   

Les appareils seront d’abord installés dans toutes les classes de 239 écoles jugées prioritaires, dont nous avons obtenu la liste (voir encadré).  

Des concentrations de CO2 supérieures à 2000 ppm y ont été observées lors des tests de qualité de l’air réalisés ce printemps, alors que l’objectif fixé par Québec est d’en arriver à des concentrations inférieures à 1000 ppm. 

Les contrats prévoient que 25% des 90 000 appareils devront être livrés dans les écoles lors de la première phrase qui est en branle. Québec n’est toutefois pas en mesure pour l’instant de confirmer que cet objectif sera atteint. M. Sirois se dit néanmoins «confiant» d’y arriver. 

Si le nombre d’appareils disponibles le permet, des lecteurs de CO2 seront aussi installés au cours des prochaines semaines dans d’autres écoles classées «priorité 2», c’est-à-dire où des concentrations de CO2 supérieures à 1500 ppm ont été observées.  

Les écoles ventilées naturellement, c’est-à-dire grâce à l’ouverture des portes et fenêtres, sont classées «priorité 3», alors que les derniers appareils seront installés dans les écoles qui disposent de système de ventilation mécanique, comme des échangeurs d’air. 

Au cours des derniers mois, le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge s’est attiré de nombreuses critiques dans le dossier de la qualité de l’air dans les écoles, plusieurs experts et partis d’opposition lui ayant reproché de s’être traîné les pieds à ce chapitre. Québec fait de son côté valoir que la province est la première au Canada à installer ce type d’appareil en classe. 

Consulter la liste des 239 écoles prioritaires sur notre site web. 

Des fenêtres à ouvrir pour améliorer la qualité de l’air        

Les lecteurs de CO2 permettront aux enseignants de connaître en temps réel la qualité de l’air dans leur classe. Mais pour corriger le tir, l’ouverture des fenêtres demeure la solution privilégiée. 

Une prise de lecture du taux de CO2 sera faite toutes les cinq minutes par les appareils durant les heures de classe. Une moyenne quotidienne sera aussi générée par le «système de gestion des données de confort» et mise à la disposition des directions d’école et services des ressources matérielles dans les centres de services, peut-on lire dans le guide produit par le ministère de l’Éducation à l’intention des acteurs du réseau scolaire, dont Le Journal a obtenu copie. 

Lorsqu’un enseignant constate que le taux de CO2 dépasse 1500 ppm, considéré comme le seuil maximal «acceptable», il devra «intensifier l’ouverture des fenêtres et de la porte du local, sans égard à la température». Il est aussi recommandé de «prendre une pause pour aérer le local» si possible. 

Au-delà de 2000 ppm, l’enseignant doit en aviser sa direction d’école qui fera appel au service des ressources matérielles pour corriger la situation. 

Dans «certaines circonstances», il pourrait être «indiqué d’augmenter le chauffage dans un local pour contrebalancer les pertes thermiques associées à l’ouverture des fenêtres», peut-on lire dans le document. La «température souhaitable» en classe se situe entre 20 et 26 degrés Celsius. 

L’installation d’un échangeur d’air pourrait aussi être envisagée. 

  

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.