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Trudeau «espère» compléter son mandat de quatre ans

Justin Trudeau a signifié son intention de gouverner pour les quatre prochaines années sans déclencher d’élections anticipées, lui qui a de nouveau obtenu un mandat minoritaire à l'issue d'un scrutin que peu de Canadiens souhaitaient.

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«Certainement que les Canadiens ont donné des indications qu’ils voulaient un gouvernement qui travaille sur les grands enjeux, en partenariat avec d’autres, et c’est exactement ce que nous allons faire», a-t-il déclaré, en disant «espérer» rester en place pour les quatre prochaines années.

Il a dit ne pas regretter «du tout» d’avoir déclenché une élection. «On a un mandat pour aller encore plus fort, encore plus vite, pour contrer les changements climatiques et transformer notre économie», a dit M. Trudeau, qui a «hâte d’entreprendre toute l’ambition dont les Canadiens [sic]» lui ont fait part, selon lui.

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À plus court terme, l’assermentation du Conseil des ministres aura lieu au mois d’octobre et le retour au Parlement avant la fin de l’automne, mais le premier ministre n’a pas offert de date pour l’instant.

Il a cependant profité de sa première réelle conférence de presse depuis sa réélection la semaine dernière pour confirmer que Chrystia Freeland restera la vice-première ministre et la ministre des Finances du Canada.

Mme Freeland occupait le poste de ministre des Finances depuis le départ précipité de Bill Morneau, en 2020.

Justin Trudeau, qui s’était déplacé près d’une clinique de vaccination dans le quartier de Kanata, dans l'ouest d'Ottawa, a assuré que «la grande priorité demeure la vaccination pour tout le monde», ainsi que la sortie de la pandémie.

À ce sujet, le premier ministre a détaillé les cinq grands axes sur lesquels le gouvernement travaillera à court terme : la mise en place de l’obligation vaccinale pour les employés du fédéral; l’obligation vaccinale pour les passagers en train et en avion; le système de vérification pour les déplacements à l’international; le remboursement des provinces pour les frais associés aux certifications de vaccination et l’adoption de lois pour protéger les travailleuses de la santé contre les manifestants intempestifs.

Face à ces changements à venir, il a réitéré son appel à la population qui n’a toujours pas reçu de vaccin contre la COVID-19 à aller se faire vacciner.

Plan en cinq points              

Par ailleurs, le premier ministre a présenté son plan de cinq points en ce qui a trait à la vaccination. 

«Nous avançons immédiatement sur le mandat pour les employés du gouvernement fédéral. Les employés devront être vaccinés.»

Pour ce qui est des transports, les enfants de 12 ans et plus qui monteront à bord d’un avion ou d’un train devront être doublement vaccinés.

Puis, un système de certification pour les déplacements internationaux et les preuves de vaccination seront mis en place pour que celles-ci soient reconnues à l’échelle internationale. Les provinces seront remboursées.

«Les passeports vaccinaux sont essentiels pour un retour à la normale, et ce pour le plus grand nombre de personnes.»

Enfin, une législation sera préparée pour «protéger les travailleurs de la santé face à quiconque qui les harcèle ou les intimide sur la route de leur travail soint asujetties à «des peines criminelles».

Trudeau n'a pas détaillé l'échéancier du plan des libéraux, mais a souvent insisté sur l'importance de l'innoculation: «La grande priorité demeure la vaccination pour tout le monde». 

L’avenir canadien de Huawei en suspens    

Par ailleurs, la libération et le rapatriement des deux Michael, ainsi que le départ pour la Chine de Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, n’aura pas changé de manière fondamentale la position du Canada face au géant chinois des télécommunications.

Questionné à savoir si le gouvernement canadien continuerait d’évaluer la candidature de Huawei comme fournisseur pour le réseau à venir de technologie 5G, Justin Trudeau a dit que son gouvernement «continuerait d’évaluer toutes les options».

«Évidemment, on a maintenant des réflexions à faire par rapport à nos relations avec la Chine et avec le monde, y compris la question sur Huawei, et on va prendre la décision en bonne et due forme pendant qu’on est en train de travailler sur le plan pour le prochain mandat», a dit M. Trudeau.

Il a ajouté qu’une annonce serait faite dans «les prochaines semaines».

Plusieurs pays occidentaux, dont les États-Unis, l’Australie et la Grande-Bretagne, ont tourné le dos à Huawei de manière définitive.

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