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Le chef d'état-major nie avoir douté de l'état mental de Trump

Le chef d'état-major américain, le général Mark Milley, a démenti mardi avoir douté de l'état mental de l'ex-président Donald Trump à la fin de son mandat, assurant que ses appels à son homologue chinois visaient à réduire la tension avec Pékin, en accord avec l'administration.

«Je suis certain que le président Trump n'avait pas l'intention d'attaquer les Chinois et c'était ma responsabilité directe, au nom du ministre, de faire connaître les ordres et les intentions du président», a-t-il assuré.

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«Ma mission à ce moment-là était la désescalade (...) Nous n'allons pas vous attaquer», a précisé le chef d'état-major.

Le général Milley est au centre d'une polémique après les révélations de deux journalistes du Washington Post, Bob Woodward et Robert Costa, sur ses contacts avec ses homologues chinois avant et après la dernière élection présidentielle, due selon eux à ses inquiétudes sur la santé mentale de Donald Trump.

Dans leur ouvrage "Péril" paru récemment, ils affirment que le général Milley a acquiescé au cours d'une conversation téléphonique en janvier avec la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, lorsqu'elle a qualifié M. Trump de «déséquilibré».

AFP

Codes nucléaires

Mme Pelosi avait téléphoné au général Milley au lendemain de l'assaut des partisans de Donald Trump contre le Capitole du 6 janvier, pour s'assurer que le président ne puisse pas utiliser les codes nucléaires.

«Je lui ai expliqué que le président a la seule autorité de lancer une attaque nucléaire et qu'il ne le fait pas seul, et que je ne suis pas qualifié pour déterminer l'état mental du président des États-Unis», a déclaré devant les élus de Congrès le général Milley, qui s'expliquait pour la première fois sur cette affaire.

«Il y a des processus, des protocoles et des procédures pour ça», a-t-il ajouté.

Le général Milley a aussi démenti avoir téléphoné deux fois en secret à son homologue chinois, le général Li Zuocheng, pour l'assurer que les États-Unis n'attaqueraient pas la Chine soudainement et le rassurer sur la stabilité de l'Etat américain.

AFP

«Les appels du 30 octobre et du 8 janvier ont été coordonnés avant et après, avec le ministre de la Défense Mark Esper puis avec le ministre par intérim Christopher Miller», a-t-il expliqué.

Ces appels ont été provoqués par «des informations des services de renseignement qui nous ont fait conclure que les Chinois craignaient une attaque des États-Unis», a-t-il ajouté.

«Ma loyauté est absolue», a assuré le général Milley, alors que des élus républicains ont appelé à ce que le chef d'état-major soit limogé pour avoir outrepassé ses fonctions.

Après la publication d'extraits du livre le 15 septembre, le président Joe Biden a renouvelé sa confiance au général Milley.

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