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Les jeunes sont de plus en plus hospitalisés

In the Hospital Sick Male Patient Sleeps on the Bed. Heart Rate Monitor Equipment is on His Finger.

Photo Adobe Stock

La proportion de jeunes hospitalisés atteints de la COVID-19 a quadruplé entre la première vague de la pandémie et celle qui sévit actuellement. 

« Bien qu’il y ait une certaine amélioration, c’est ce groupe-là qu’il faut aller chercher avec la vaccination parce qu’ils ont des hésitations ou ils se sentent moins interpellés, alors qu’en réalité, ils sont les plus actifs », explique le virologue Benoit Barbeau. 

« Ils travaillent, utilisent les transports, font des réunions et des activités sociales. Ils sont donc plus en contact avec les gens qui pourraient être contagieux », ajoute-t-il.

Au début de la pandémie, 5 % des hospitalisations étaient des jeunes de 20 à 39 ans. Aujourd’hui, ils représentent 20 % des patients hospitalisés, selon les plus récentes données de l’Institut national de santé publique du Québec.

Décès évitables 

Le récent décès d’un jeune homme de 27 ans à Saint-Jérôme illustre une fois de plus à quel point la COVID-19 peut frapper durement les citoyens qui ne sont pas adéquatement protégés, peu importe l’âge. 

Écoutez l'analyste en politiques publiques, Patrick Déry avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

« Ce sont des décès évitables, se désole le Dr Germain Poirier, chef des soins intensifs de l’Hôpital Charles-Le Moyne, à Greenfield Park. Les personnes adéquatement vaccinées qui décèdent de la COVID sont excessivement rares. Tout le monde a accès au vaccin maintenant, il n’y a aucune raison valable de ne pas s’en prévaloir. »

Minuit moins une 

Autre phénomène récemment observé dans les urgences ; les moins vieux atteints de la COVID-19 se rendent à l’hôpital lorsque leur état s’est nettement aggravé. 

« Les jeunes arrivent très tardivement, je dirais même parfois à minuit moins une, dit le médecin Mathieu Simon, chef de l’unité des soins intensifs de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec. Ils sont lourdement malades, et ainsi, lourdement traités. Ils restent beaucoup plus longtemps à l’hôpital que durant les premières vagues. C’est un séjour d’environ deux semaines. »

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