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Un centre de coupe de viande au Saguenay-Lac-Saint-Jean est déjà presque complet

Des chanceux ont déjà terminé leur chasse cette année. Plusieurs bêtes sont présentement dans les centres de coupe de viande.

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Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les places commencent déjà à se faire rares pour débiter son gibier. Mardi matin, presque une dizaine d'orignaux ont pris place dans la chambre froide du Centre de coupe de viande Bruno Tremblay, situé à Saint-Honoré.

En quatre jours de chasse, plusieurs ont vu la chance leur sourire. C'est le cas de Louis Bélanger qui a tué son premier orignal, accompagné de son mentor, samedi après-midi. L’animal s'est présenté à environ 150 pieds d’eux. Le chasseur a réussi son coup.

Selon Bruno Messier, la chasse a porté fruit rapidement cette année.

«Normalement c'est plus long que ça. Des fois, ça peut prendre une semaine», évalue-t-il.

La saison de chasse est permissive cette année, alors que les femelles et les veaux sont autorisés. Ceux qui réussissent à obtenir une place pour la coupe de leur gibier sont donc privilégiés.

Au Centre de coupe de viande Bruno Tremblay, la capacité d'accueil varie entre 80 et 100 orignaux, selon leur grosseur.

Il reste encore de la place pour quelques bêtes, mais on prévoit déjà être complet d'ici jeudi.

Selon le propriétaire, Bruno Tremblay, il faut laisser les bêtes vieillir pendant 8 à 14 jours. À partir de lundi prochain, l’équipe commencera à en débiter. Par conséquent, les places se libéreront au fur et à mesure.

La main-d'œuvre n'est pas un problème pour lui. Ses employés mettent leur emploi régulier sur pause le temps de la chasse pour venir travailler au centre de coupe. Cependant, certains commerçants éprouvent davantage de difficulté à recruter cette année.

«Il y a une boucherie au Lac-Saint-Jean qui n'est pas capable d'avoir de bouchers du tout. C'est sûr que le salaire y fait peut-être aussi», ajoute M. Tremblay.

Même s’il peut compter «sur des bras» pour l’aider, le propriétaire évalue qu’il manquera assurément d'espace pour répondre à la demande.

«On s'attend à devoir refuser une quarantaine de clients, comme c'est souvent le cas lors des années permissives», conclut-il.

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