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Logements à Montréal: la CORPIQ défend les propriétaires

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JuanLurduy - stock.adobe.com

La Corporation des propriétaires immobiliers Québec (CORPIQ) a fait part de ses inquiétudes quant à l’introduction du programme de certification pour les grands propriétaires promis par Valérie Plante lundi. 

• À lire aussi: Projet Montréal projette un registre des loyers

Pour la CORPIQ, l’idée d’un programme de certification pour les grands propriétaires afin de protéger les locataires des «rénovictions» et des augmentations de loyer abusives multiplierait les obstacles à la location de logements.

Un tel programme entrainerait a contrario une diminution des rénovations, des logements de plus en plus désuets et un déplacement de l'offre hors de Montréal.

Le concept lancé par Projet Montréal «revient à immiscer la Ville de Montréal dans la gestion immobilière», a indiqué la CORPIQ par voie de communiqué mercredi.

«Le problème de la métropole est l'absence d'offre abondante de logements privés. Or, en créant un frein supplémentaire au niveau de l'offre, on accentue la problématique actuelle», a soutenu la CORPIQ.

La mesure annoncée lundi par la mairesse sortante pourrait viser près de 216 000 logements locatifs à Montréal. Valérie Plante a par ailleurs reconnu que bien que la grande majorité des propriétaires étaient de bons propriétaires, le processus de certification vise surtout à protéger les locataires des propriétaires qui pratiquent la «rénoviction», ainsi que ceux dont les bâtiments sont insalubres et dangereux.

«Mettre en place un registre de baux revient à faire miroiter aux locataires qu'ils pourront piéger le propriétaire et obtenir un loyer à un prix inférieur que celui affiché... c'est non seulement malsain, c'est inacceptable comme idée», a indiqué Benoit Ste-Marie, directeur général de la CORPIQ.

La corporation a par ailleurs défendu les propriétaires montréalais, soulignant la nécessité de remettre le loyer au prix de la valeur marchande lorsque le locataire quitte le logement, «sans quoi le propriétaire n'aurait aucun intérêt à louer, faute de revenus suffisants», a fait savoir l’organisme.

«L'administration municipale sait très bien qu'après des années de générosité envers le locataire occupant, les propriétaires ont besoin de mettre le prix au marché lorsque le logement se libère, c'est une question de survie du parc immobilier», a qualifié Benoit Ste-Marie.

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