/regional/troisrivieres/mauricie

Pénurie de personnel dans les RPA: la pointe de l'iceberg

Pénurie de personnel, retour de mesures sanitaires plus strictes et des chambres inoccupées: la pression augmente dans les résidences privées pour aînés (RPA). Plusieurs dirigeants anticipent que le pire est à venir et ce n'est plus la pandémie de COVID-19 que l'on craint, mais les cicatrices qu'elle a laissées.

• À lire aussi: Passeport vaccinal: des réponses à vos questions

• À lire aussi: Une troisième dose dès la fin octobre pour les aînés en résidence

• À lire aussi: La pénurie de main-d’œuvre force la fermeture d’une résidence pour aînés de Victoriaville

Des dirigeants de résidences privées pour aînés lancent un signal d'alarme. Certains sont inquiets face à l’avenir.

«Ça fait peur ce qui s'en vient. Les propriétaires de RPA en ont gros sur les épaules présentement. Ce n’est vraiment pas facile», a confié mercredi la dirigeante d’une RPA de la Mauricie, qui a préféré garder l’anonymat.

«Il va y avoir des bris de services, c'est clair! Quelles seront les conséquences de tout ça? Personne ne le sait. Mais elles ne seront pas positives. Et ce sont les aînés qui vont en payer le prix», a indiqué un autre dirigeant de RPA de la région.

La pénurie de personnel est omniprésente dans le réseau des RPA et une autre vague de départs se prépare dans deux semaines avec les employés non vaccinés. La survie de plusieurs résidences serait même menacée. Certaines directions de résidences affirment qu'elles n'y arriveront pas sans l'aide du gouvernement.

«On n’arrive pas à la cheville du système public. Il y a plein d'options qui pourraient être mises sur la table pour nous aider pour rester à flot et attractifs. La journée où les primes COVID vont arrêter, il va y avoir un fossé entre les deux», a poursuivi la dirigeante d’une RPA.

Une autre préoccupation est le nombre élevé de lits vacants, une des séquelles des vagues précédentes qui a poussé des aînés à retarder leur arrivée en RPA.

«Juste le fait de revenir avec le masque, de revenir avec la troisième dose... Même si ça envoie un message de sécurité, ça envoie aussi un message de peur. On va avoir des conséquences et des séquelles de ça encore quelques années», s’est inquiété le dirigeant d’une RPA.

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec a d'ailleurs demandé à chaque résidence un portrait réel de sa situation concernant le manque de personnel à venir. Ces données devraient rentrer en début de semaine prochaine. Les autorités de la santé pourront ainsi mesurer l'ampleur de cette crise qui se dessine.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.