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Élections: les candidats veulent faire reconnaître le mont Royal à l’UNESCO

Les trois principaux candidats dans la course à la mairie de Montréal se sont engagés jeudi soir à défendre le mont Royal, au cours d’un débat au pavillon du Lac-aux-Castors. Ils promettent notamment de pousser pour que la montagne soit inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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«Non seulement on va le faire, mais dès le lendemain [de l’élection], on va travailler en conséquence. Pendant les quatre dernières années, on ne s’en est pas occupé. Mais moi, j’y crois», s’est exclamé Denis Coderre, chef d’Ensemble Montréal. Il indique qu’à ses yeux, l’obtention du statut serait une manière concrète de protéger la montagne.

De son côté, la mairesse sortante et candidate à sa propre réélection, Valérie Plante, s’est également engagée à travailler en ce sens.

«L’une des raisons pour lesquelles on n’a pas réussi à avoir le statut, c’est qu’il y avait des éléments qui manquaient. Mais pour y arriver, il faut aussi s’assurer qu’on protège la montagne», a-t-elle expliqué. Mme Plante propose notamment de verdir les stationnements de l’ancien hôpital Royal Victoria afin de «ramener» des espaces verts à la montagne.

L’idée d’inscrire le mont Royal au patrimoine mondial de l’UNESCO avait été lancée pour la première fois en 2017 par Denis Coderre, peu avant sa défaite aux élections. Il a d’ailleurs reproché à Mme Plante de ne pas avoir fait progresser le dossier pendant son mandat.

Balarama Holness, chef de Mouvement Montréal, qui bénéficie désormais de l’appui du candidat Marc-Antoine Desjardins, anciennement de Ralliement pour Montréal, est également en faveur de la démarche.

«Quand j’ai voyagé autour du monde, on garantit [ailleurs] qu’on protège les sites patrimoniaux pour les prochaines générations. Même si je suis un grand sportif, on doit limiter les loisirs sur la montagne pour obtenir ce statut», a-t-il expliqué, en soulignant l’importance de maintenir «l’intégrité» de la montagne.

Les trois chefs avaient été invités par les Amis de la montagne à discuter de leur vision pour le mont Royal. La formule ne permettait toutefois pas aux candidats d’échanger entre eux. Chacun disposait d’une vingtaine de minutes pour exposer sa vision et répondre aux questions, avant de devoir céder sa place au micro.

Les candidats avaient préalablement signé les «Cinq priorités pour la montagne». Celles-ci prévoient notamment de protéger les vues du mont Royal, de restaurer le Royal Victoria et de préserver les milieux naturels de la montagne.

En hauteur

La hauteur des gratte-ciels est également revenue au cours de la soirée, alors que les candidats avaient été invités à se prononcer sur la question.

Dans son livre Retrouver Montréal, publié au printemps dernier, M. Coderre avait évoqué l’idée de permettre la construction d’immeubles qui dépasseraient la hauteur actuellement permise.

Depuis, il est toutefois revenu sur sa position au cours de l’été, promettant que ça ne serait pas le cas. «Inquiétez-vous pas, il n’est pas question de le faire», a-t-il réitéré une fois de plus pendant les discussions.

La hauteur maximale des immeubles a été établie en 1992 lors de l’adoption du Plan d’urbanisme de la Ville, qui se fait en respect des vues vers le mont Royal, qui ne peuvent être masquées par des constructions qui pointent à plus de 232 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Mme Plante et M. Holness ont également chacun rappelé l’importance que la montagne a à leurs yeux.

«Quand je suis devenue mairesse, j’ai décidé que l’un de mes dossiers politiques serait le mont Royal, parce que j’y crois. Elle fait partie de ma vie, et c’est la cour arrière des Montréalais», a-t-elle déclaré.

Pour sa part, M. Holness propose de développer un «réflexe mon Royal», notamment en utilisant le zonage pour protéger l’endroit. Il propose également d’en faire un règlement municipal.

«Il n’y aura aucun édifice, aucun chantier, aucune activité sans ça ne bénéficie à l’intégrité écologique de notre belle montagne», a-t-il résumé.

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