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Projet de loi 96: le patronat déplore des lourdeurs bureaucratiques

Simon Clark/Agence QMI

Le gouvernement Legault devrait s’attaquer au problème d’analphabétisme s’il veut assurer la pérennité et la qualité du français, croit le Conseil du patronat du Québec (CPQ) qui a participé aux consultations sur le projet de loi 96.  

Pour le patronat québécois qui dit partager les préoccupations du ministre Simon Jolin-Barette, le français se porte mal d’abord chez les francophones, puisqu’un Québécois sur deux, en âge de travailler, est considéré analphabète ou analphabète fonctionnel. 

Pour étayer son assertion, le CPQ s’appuie sur une enquête de l’Office québécois de la langue française (OQLF) qui a révélé, en 2020, que 36 % des employeurs ont dû rejeter au moins une candidature en raison de compétences insuffisantes en français. 

«Le gouvernement doit redonner ses lettres de noblesse à la langue française en s'attaquant au taux inquiétant d'analphabétisme au Québec, le grand oublié de la réforme actuelle», a plaidé Karl Blackburn, président et chef de la direction du CPQ, par communiqué, mercredi. 

«Les entreprises sont prêtes à faire leur part, en formation et en rehaussement de compétence, il faut les considérer comme des collaborateurs dans cette mission qui doit rallier toutes les sphères de notre société», a ajouté M. Blackburn.

Le CPQ craint que des PME soient face à des lourdeurs bureaucratiques en raison de cette réforme censée tenir compte de la taille des entreprises pour répondre à la réalité du terrain.  

«Pour les PME, cela implique un nombre incalculable de procédures administratives alors que la plupart d'entre elles ne disposent pas de département de ressources humaines pour s'en occuper», a mentionné le patronat.

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